Dans le cadre du renforcement de la coopération dans le domaine de l’énergie entre l’Algérie et l’Union européenne (UE) un séminaire de restitution de l’étude « Chaînes de valeur des énergies renouvelables et du cleantech en Algérie » s’est tenu lundi 11 mai à Alger, en présence de hauts responsables algériens et européens, d’acteurs industriels et d’experts sectoriels, indique l’ambassade de l’UE en Algérie dans un communiqué.
« Financée par l’UE, cette étude a permis une première analyse du potentiel de développement industriel des segments de la chaîne de valeur des filières Cleantech et Énergies Renouvelables (EnR) en Algérie », précise le communiqué, et d’expliquer : « L’objectif principal de l’étude est d’identifier des segments industriels prioritaires dans les filières EnR et Cleantech en Algérie, présentant un potentiel de structuration progressive et de coopération industrielle avec l’Union européenne. » « Cette démarche s’inscrit dans les priorités nationales de diversification économique et de transition énergétique, ainsi que dans la mise en œuvre des objectifs climatiques communs et des stratégies industrielles sobres en carbone de l’Algérie et de l’Union européenne. »
« Cette étude intervient dans le cadre de la préparation d’un futur programme de soutien de l’Union européenne intitulé « Plateforme Cleantech ». Celui-ci visera à renforcer les chaînes de valeur algériennes dans les technologies propres et leur intégration avec l’industrie européenne, à travers une plus grande attraction des investissements européens, le développement de partenariats technologiques et industriels, ainsi que le soutien à l’écosystème en matière de compétitivité et d’innovation », indique le communiqué.
Et d’ajouter : « Elle s’inscrit dans un contexte marqué par des évolutions institutionnelles significatives. Parmi celles-ci figurent l’adoption de la nouvelle loi algérienne sur l’investissement (2022), l’évolution du cadre réglementaire des énergies renouvelables, notamment, à travers les nouvelles dispositions de la loi de finances 2026, ainsi que l’émergence de projets pilotes dans le domaine de l’hydrogène. » « Par ailleurs, ce cadre s’articule avec un environnement régional dynamique, caractérisé par des initiatives stratégiques visant à faciliter l’exportation des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert vers l’Europe ainsi que par les nouvelles stratégies industrielles européennes « net zéro ». »
Selon la même source : « Les travaux ont permis de mettre en lumière des segments à fort potentiel de mise en œuvre rapide, tels que la fabrication des modules PV, la fabrication de câbles électriques et de LED ainsi que des segments nécessitant un accompagnement progressif à savoir les systèmes de stockage de l’énergie par batterie (BESS), pompes à chaleur, et les électrolyseurs. »
Les échanges ont également porté « sur les conditions de compétitivité et d’attractivité des investissements, ainsi que sur les mécanismes de coopération renforcée entre l’Algérie et l’Algérie et l’UE. Les participants ont formulé des recommandations clés qui seront intégrées dans la conception de la future « Plateforme Cleantech », un programme de soutien de l’UE visant à soutenir l’Algérie dans sa transition énergétique. » « Ce programme s’articulera autour de partenariats industriels concrets, l’attraction d’investissements européens et le développement de compétences locales. »
« Les discussions ont mis en relief les progrès réalisés dans les domaines précités et l’engagement conjoint de l’Algérie et de l’Union européenne en faveur d’une transition énergétique durable, tout en ouvrant des perspectives prometteuses, socle d’une coopération industrielle renforcée dans une optique gagnant-gagnant », précise-t-on, et de souligner : « Les prochaines étapes incluront la finalisation de la Plateforme Cleantech. » L’Algérie et l’UE réaffirment ainsi « leur volonté de renforcer leur partenariat stratégique dans les domaines de l’énergie, de l’industrie des technologies propres et de l’innovation », conclut le communiqué.






