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Lutte contre le blanchiment d’argent : l’Algérie passe au crible 173.976 sociétés et 137.752 organisations à but non lucratif

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L’Algérie a lancé une vaste opération de contrôle ciblant les entreprises, associations et fondations dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent.

Cette démarche s’ajoute à d’autres mesures prévues par une nouvelle loi plus stricte et par des actions menées sur le terrain par les services de sécurité.

Parallèlement, l’Algérie a procédé à « l’évaluation des risques d’utilisation des personnes morales à des fins de blanchiment d’argent et du financement du terrorisme », d’après un rapport du Centre national du registre de commerce (CNRC).

« Cette action s’inscrit dans les obligations internationales, notamment celles énoncées par le Groupe d’action financière (GAFI) », souligne le document.

Au total, 173.976 sociétés commerciales ont été concernées par ce contrôle. Parmi elles, 91.776 sociétés à responsabilité limitée (SARL), 2.901 sociétés par actions (SPA), 69.516 entreprises unipersonnelles à responsabilité limitée (EURL), 750 entreprises publiques industrielles et commerciales (Epic), 544 groupements et 1.648 sociétés civiles, dont 43 sociétés civiles immobilières (SCI).

Le contrôle a également touché 137.752 organisations à but non lucratif (dont 137.736 associations et 16 fondations) et 15.125 wakfs, selon le CNRC.

L’enquête a permis de distinguer les structures présentant un risque moyen et celles présentant un risque faible en matière de blanchiment d’argent. Dans la première catégorie figurent les SARL, les SPA, les sociétés civiles, les fondations et les groupements.

Le rapport précise que ces structures représentent les « priorités de vigilance en raison de leur combinaison de risque moyen et d’impact potentiel important ». Il recommande aussi « d’appliquer une due diligence renforcée et un suivi transactionnel rigoureux sur ces entités. Les structures à risque modéré ou faible peuvent faire l’objet d’une surveillance allégée, sauf en présence de signaux faibles ou contextes spécifiques ».

Ces actions s’inscrivent dans les efforts entrepris par l’Algérie pour sortir de la liste grise du Gafi, où elle a été inscrite en octobre 2024.

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