Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine Oualid, a tenu mercredi 1er avril une réunion consacrée au suivi du projet de production de lait porté par le groupe qatari Baladna dans la wilaya d’Adrar. Cette rencontre s’est déroulée en présence de Moataz Al-Khayat, président du conseil d’administration de Qatar Investment Holding, de l’ambassadeur du Qatar en Algérie, Abdulaziz Ali Al-Naama, ainsi que du président du conseil d’administration de Baladna Algérie.
Selon un communiqué du ministre, cette réunion a permis d’évaluer l’état d’avancement de ce projet agricole, engagé sur une superficie de 117 000 hectares, avec une capacité d’élevage estimée à 270 000 têtes de bétail. Le projet s’inscrit dans le cadre de la coopération économique entre l’Algérie et le Qatar. Le projet représente un investissement total de 3,5 milliards de dollars, réparti sur plusieurs années. Le projet est le fruit d’un partenariat entre la société qatarie Baladna et le Fonds national d’investissement (FNI).
Les échanges ont porté sur la progression de la première phase et sur la préparation des étapes suivantes. Les participants ont ainsi défini une feuille de route pour la suite du programme, en mettant l’accent sur l’amélioration de l’efficacité et l’accélération du rythme de réalisation.
En juillet 2025, la société Baladna Algérie a signé quatorze (14) contrats, d’une valeur globale de plus de 500 millions de dollars, pour la première phase de réalisation de son projet de ferme laitière intégrée à Adrar. Le contrat principal a été confié à la société allemande GEA Technologies, d’un montant estimé entre 140 et 170 millions d’euros. Le groupe fournira une gamme complète d’équipements pour l’élevage et la transformation laitière.
Lors de la même rencontre, la question des contraintes liées à ce type d’investissement dans le sud du pays a également été abordée. D’après le ministre, ce projet devrait permettre à l’Algérie de couvrir jusqu’à 50 % de ses besoins en poudre de lait, avec un impact attendu sur la réduction des importations et le renforcement de la sécurité alimentaire. Il devrait aussi contribuer au développement de la production nationale de viande rouge.
Par ailleurs, Yacine Oualid a insisté sur l’intégration de technologies modernes dans la gestion des exploitations agricoles de grande taille. Il a également évoqué l’importance d’une utilisation maîtrisée des ressources naturelles, notamment l’eau et les sols, afin d’assurer la durabilité du projet sur le long terme.
À l’issue de la rencontre, les deux parties ont convenu d’effectuer prochainement une visite sur le site du projet à Adrar, afin de constater l’état d’avancement des travaux et de suivre les différentes étapes de sa mise en œuvre.






