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Gaz naturel, hydrogène vert et interconnexions électriques au cœur de la 6e réunion du dialogue énergétique Algérie-UE

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La sixième réunion du dialogue politique de haut niveau sur l’énergie entre l’Union européenne (UE) et l’Algérie s’est tenue, ce jeudi 12 février 2026 à Alger, sous la coprésidence du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, du ministre de l’Énergie et des Énergies Renouvelables, Mourad Adjal, et du Commissaire européen chargé de l’Énergie et du Logement, pour l’Union européenne, Dan Jørgensen.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Mémorandum d’entente sur le partenariat stratégique entre l’Algérie et l’UE dans le domaine de l’énergie, signé à Alger en 2013, qui vise « à développer et à renforcer les relations énergétiques tout en respectant l’équilibre des intérêts entre les deux parties », rappelle-t-on dans un communiqué conjoint publié à l’issue de la reunion.

La réunion a été précédée par un entretien entre les deux ministres algériens et le Commissaire européen « sur les moyens de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine de l’énergie, réaffirmant le caractère stratégique du partenariat énergétique entre l’UE et l’Algérie à un moment où la scène énergétique mondiale connaît des défis complexes et où la transition énergétique s’accélère. »

Cette sixième réunion a permis de faire le point « sur l’état d’avancement de la coopération bilatérale et de réaffirmer la volonté commune de la renforcer par de nouveaux échanges dans le cadre du groupe de travail sectoriel et des deux groupes d’experts sur le gaz naturel et l’électricité, les énergies nouvelles et renouvelables et l’efficacité énergétique, créés en 2015, qui ont présenté à cette occasion le rapport de leurs travaux. »

Les deux parties se sont félicitées « des progrès accomplis dans la mise en œuvre du partenariat, qui ont contribué à une meilleure compréhension mutuelle sur des questions d’intérêt commun telles que le gaz naturel, l’hydrogène renouvelable, la réduction des gaz à effet de serre, le développement des énergies renouvelables et des interconnexions électriques ainsi que la promotion de l’efficacité énergétique », lit-on dans le communiqué.

Les deux parties ont également souligné « le rôle de l’Algérie en tant que fournisseur fiable et durable du gaz naturel, ainsi que le rôle de l’UE en tant que fournisseur fiable de technologies et de solutions énergétiques propres, notamment pour les réseaux électriques, les équipements électriques et l’intégration des systèmes, soutenant la transition énergétique de l’Algérie avec des standards élevés, une fiabilité et une création de valeur à long terme. »

À cette occasion, les parties ont également discuté « des perspectives de développement du secteur des hydrocarbures en Algérie, en particulier du gaz naturel, considéré comme un enjeu stratégique commun. » Elles ont souligné que « l’Algérie demeure un fournisseur majeur et fiable pour l’Europe, et ont exprimé le souhait de voir s’accroître les investissements européens dans le secteur des hydrocarbures en Algérie. »

Les deux parties ont également souligné que « l’Algérie dispose de plusieurs avantages concurrentiels dont ses considérables ressources naturelles et humaines ainsi que d’importantes infrastructures énergétiques, pour créer un écosystème favorable au développement de technologies bas carbone à travers notamment le développement des filières hydrogène et énergies renouvelables qui lui permettront de conforter et renforcer sa position d’acteur majeur de la scène énergétique mondiale en tant que fournisseur incontournable à l’échelle régionale d’électricité d’origine renouvelable et en hydrogène. »

« L’Algérie est un partenaire stratégique et fiable pour l’approvisionnement en gaz naturel de l’UE »

Depuis la dernière réunion ministérielle en octobre 2023, trois sessions de groupes d’experts ont été organisées, ainsi qu’un séminaire sur l’économie de l’hydrogène vert et un autre sur la réduction des émissions de méthane, rappelle le communiqué, qui précise que parallèlement, les priorités identifiées dans le cadre du dialogue ont été intégrées dans le programme de coopération technique TaqatHy+, lancé en avril 2025 et cofinancé par l’UE et l’Allemagne.

« L’Algérie est un partenaire stratégique et fiable pour l’approvisionnement en gaz naturel de l’UE, son importance a été soulignée dans le contexte mondial actuel », indique la même source, qui ajoute que les deux parties ont exprimé « leur ambition commune de renforcer encore la coopération dans le domaine du gaz, afin de soutenir la résilience du système énergétique européen. »

Les deux parties ont discuté « de la coopération Algérie-Union européenne en matière de réduction des émissions fugitives de méthane et ont convenu de renforcer la coordination et la concertation afin d’assurer une mise en œuvre harmonisée du règlement européen sur le méthane, de manière à préserver et optimiser l’accès du gaz algérien au marché de l’Union européenne. Cela aura également des retombées positives en termes d’atténuation du changement climatique, de disponibilité du méthane pour le marché local algérien ou d’augmentation des exportations. L’UE a salué l’engagement de l’Algérie en faveur de la réduction des émissions de méthane, qu’elle considère comme un facteur clé pour la compétitivité et la durabilité à long terme de ses exportations de gaz. »

Les deux parties ont présenté « les avancées réalisées dans le déploiement de leurs stratégies respectives en matière d’hydrogène renouvelable et vert. Le projet SoutH2 Corridor, qui vise à développer un corridor dédié au transport d’hydrogène reliant l’Algérie à l’Europe, a été discuté, ainsi que la contribution de l’UE au projet « appui à la transition énergétique et au développement de l’hydrogène ». »

Les défis inhérents au déploiement de l’hydrogène et ses dérivés ont été également évoqués à savoir, « la mise en place de cadre réglementaire clair et incitatif, le développement de marchés de l’hydrogène, solides et compétitifs, transparents et accessibles à travers une visibilité sur la demande future, la mobilisation d’investissements pour développer des projets industriels intégrés ainsi que le renforcement des capacités et la création de richesse et d’emplois durables au niveau local. »

Les deux parties ont reconnu « l’importance croissante du développement des infrastructures énergétiques, notamment les interconnexions électriques entre l’Algérie et l’Union européenne qui représentent des perspectives de collaboration d’intérêt commun et stratégique. » Aussi, les deux parties ont convenu « de collaborer plus étroitement sur les exigences réglementaires et les investissements afin de permettre la concrétisation des interconnexions électriques. »

Par ailleurs, les activités du partenariat énergétique seront également poursuivies dans le cadre du programme TaqatHy+, cofinancé par l’UE et l’Allemagne (à hauteur de 15 et 13 millions d’euros respectivement) et mis en œuvre par la GIZ. « TaqatHy+ vise à apporter un appui au développement de projets d’énergie renouvelable, à l’intégration des énergies renouvelables dans le système, aux réseaux électriques, au développement d’une économie de l’hydrogène vert, à l’efficacité énergétique dans les bâtiments et les entreprises publiques, ainsi qu’à la réduction des émissions fugitives de méthane », explique-t-on.

Enfin, les deux parties se félicitent « de l’esprit qui a prévalu lors des différentes réunions et échanges et expriment leur satisfaction des progrès réalisés dans le cadre de la coopération bilatérale dans le secteur de l’énergie, qui profite aux deux parties et réitèrent leur engagement à consolider le partenariat dans le cadre du Dialogue énergétique de haut niveau », conclut le communiqué.

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