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Relations Algérie-France : Emmanuel Macron s’exprime

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Le président français Emmanuel Macron s’est exprimé sur les relations entre l’Algérie et la France lors d’une conférence de presse tenue dimanche 10 mai au Kenya, où il effectue une visite officielle.

Ces déclarations interviennent après la visite vendredi en Algérie de la ministre française déléguée aux Armées, Mme Alice Rufo, qui s’est rendue à Sétif, aux côtés de Stéphane Romatet, ambassadeur de France en Algérie, de retour à Alger après plus d’un an de vacance de poste, pour la commémoration des massacres du 8 mai 1945. Le lendemain, samedi, elle a été reçue par le président Abdelmadjid Tebboune ainsi que par le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Saïd Chanegriha.

Le président français a salué ce déplacement et les échanges qui ont suivi. « Je me félicite du déplacement de la ministre déléguée aux Armées (Alice Rufo, ndlr), qui était un geste important sur le plan mémoriel, les bonnes discussions qu’elle a pu avoir avec le président Tebboune et le chef d’état-major de l’armée algérienne ainsi que de nombreux officiels, des déclarations publiques qui s’en sont suivies », a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron a également insisté sur sa position concernant les relations bilatérales et les attentes françaises. Il a affirmé considérer comme son « devoir » de défendre les intérêts des citoyens français, dont l’intérêt justement est « que nous retrouvions une relation apaisée, constructive avec l’Algérie ».

Le chef de l’État français a appelé à dépasser les tensions récentes. « Ce n’est pas notre intérêt d’avoir des postures de politique intérieure », a-t-il déclaré, en référence aux débats en France autour de la relation avec l’Algérie.

Il a aussi regretté les difficultés enregistrées ces derniers mois entre les deux pays. « Cette relation doit être respectueuse des deux côtés mais elle doit permettre d’apporter des solutions sur tous les sujets », a-t-il ajouté, en estimant que « les derniers mois aient causé beaucoup de tort et à l’Algérie et à la France ».

Emmanuel Macron a plaidé pour une approche plus pragmatique, centrée sur les résultats. Il a évoqué la nécessité de travailler sur plusieurs domaines, notamment humanitaire, migratoire, sécuritaire, économique et régional, afin de trouver des solutions communes avec Alger.

Il a exprimé un espoir de reprise progressive des relations. « J’espère donc que c’est le début d’une progression-on a déjà eu des premiers signaux- et d’une reprise qui se fera dans le respect des deux côtés, dans l’estime et dans la volonté de servir nos peuples », a-t-il dit.

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