Après l’importation de nouveaux bus, dans le cadre du renouvellement du parc national de bus, place au retrait des vieux bus de la circulation. Lors de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée ce dimanche 3 mai, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné le retrait des bus de plus de 25 ans du parc national dans un délai de maximal de trois mois.
« Le président de la République a ordonné au ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports de retirer les bus de plus de 25 ans du parc national dans un délai maximal de trois mois », est-il indiqué dans le communiqué publié à l’issue de la réunion.
Pour rappel, la décision d’importer de nouveaux bus, pour le renouvellement du parc national de transport terrestre de voyageurs, fait suite à l’accident survenu le 15 août 2025, lorsqu’un bus est tombé dans l’Oued El Harrach à Alger. Le drame avait causé la mort de 18 personnes et blessé 25 autres.
Le président Tebboune avait annoncé la décision d’importation de 10.000 nouveaux bus et le retrait du parc national des véhicules vétustes de plus de 25 ans de service. Juste après l’accident de l’Oued El Harrach, Saïd Sayoud, alors ministre des Transports, avait indiqué qu’« il y a plus de 84.000 bus qui doivent être renouvelés ».
L’Algérie a commencé a réceptionné les nouveaux bus, commandés notamment auprès de la Chine et de l’Allemagne, en février dernier. Depuis, plusieurs lots de bus ont été réceptionnés au niveau des ports algériens. Et en avril dernier, plusieurs villes du pays, notamment Alger, Oran, Annaba et Constantine ont reçu de nouveaux bus importés pour le renouvellement du parc de transport public de voyageurs.
Par ailleurs, le tribunal de Dar El Beïda (Alger) a rendu fin mars dernier son verdict dans l’affaire de cet accident. La justice a prononcé des peines de prison à l’encontre des personnes impliquées. Le propriétaire du bus, H. Rafik, a été condamné à cinq ans de prison ferme, assortis d’une amende de 200.000 dinars.
Le chauffeur et le contrôleur technique ont, pour leur part, été condamnés chacun à quatre ans de prison, avec une amende de 100.000 dinars. Le receveur a écopé de deux ans de prison, dont une année avec sursis, ainsi que d’une amende de 500.000 dinars. Le tribunal a également décidé la fermeture de l’entreprise de transport pour une durée de deux ans. Durant cette période, le propriétaire ne pourra pas exercer cette activité.
Sur le plan civil, les accusés devront indemniser les victimes. Le jugement prévoit le versement collectif de 100.000 dinars à « titre de dommages matériels, en plus d’autres indemnités financières allant de 30.000 à 60.000 dinars algériens, aux ayants droits pour le préjudice moral subi à la suite du décès, avec la désignation d’un expert pour les blessés dans l’accident. »
Les poursuites engagées contre les principaux mis en cause portent sur « homicide involontaire, blessures non intentionnelles et mise en danger de la vie d’autrui ». Le contrôleur technique est également poursuivi pour « délivrance d’un certificat contenant de fausses informations, mise en danger de la vie d’autrui et pour avoir enfreint « délibérément » aux règles de sécurité ». Le propriétaire du bus est aussi accusé de « mise en danger de la vie d’autrui pour avoir utilisé un rapport de contrôle technique comportant de fausses informations. »






