L’obligation pour les automobilistes de disposer d’un extincteur à bord de leur véhicule suscite des réactions, notamment en raison des difficultés rencontrées pour se procurer cet équipement.
Entrée en vigueur avec le nouveau Code de la route en mai dernier, cette mesure concerne l’ensemble des véhicules. Son application s’accompagne d’une amende de 4 000 DA pour les conducteurs qui ne disposent pas d’un extincteur conforme.
Depuis le renforcement des contrôles, la demande pour ces équipements a fortement augmenté. Cette situation s’est traduite par une hausse des prix et une disponibilité limitée, voire une absence de certains modèles sur le marché national.
C’est dans ce contexte que le député d’Alger Bachir Brahimi a saisi, dimanche 27 septembre, le ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud. Il lui demande de suspendre temporairement l’application des sanctions prévues par le nouveau Code de la route.
« J’ai l’honneur de porter à votre attention la question des amendes infligées aux conducteurs ne possédant pas d’extincteur. Compte tenu de la rareté, voire de l’absence totale de ces extincteurs sur le marché, les citoyens sont actuellement dans l’impossibilité de s’en procurer et de se conformer à cette obligation », a écrit le parlementaire.
Bachir Brahimi estime ainsi que les automobilistes ne devraient pas être sanctionnés alors qu’ils rencontrent des difficultés à trouver l’équipement exigé.
Dans sa correspondance, il demande au ministre de « suspendre temporairement l’application de ces amendes jusqu’à ce que des extincteurs conformes aux spécifications requises et disponibles en quantité suffisante soient disponibles sur le marché, permettant ainsi aux citoyens de s’en procurer progressivement. »








