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Algérie : vers un partenariat avec China Baowu pour réhabiliter et développer le complexe sidérurgique d’El Hadjar

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Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a tenu mercredi 12 août à Alger une nouvelle réunion avec une délégation du groupe chinois China Baowu Steel Group autour du projet de réhabilitation et de développement du complexe sidérurgique d’El Hadjar, dans la wilaya d’Annaba.

La rencontre, organisée au siège du ministère, a réuni des responsables de plusieurs filiales du groupe chinois, des représentants de China Road & Bridge Corporation (CRBC) en Algérie, ainsi que des responsables algériens du secteur de la sidérurgie, dont le directeur général de la Société nationale de sidérurgie (SNS), le groupe Sider et Algerian Qatari Steel (AQS), selon un communiqué du ministère.

Les discussions s’inscrivent dans le cadre des consultations engagées par le ministère de l’Industrie pour préparer un plan de réhabilitation du complexe. Celui-ci prévoit notamment la modernisation des équipements, l’amélioration des capacités de production et une meilleure intégration d’El Hadjar dans la filière sidérurgique nationale.

Une première réunion entre le ministre et la délégation chinoise avait déjà eu lieu lundi dernier. Elle avait permis de définir un programme de travail comprenant des réunions techniques, des visites sur le terrain et des échanges avec les différents organismes et secteurs concernés. Une visite du complexe d’El Hadjar est notamment prévue, ainsi que des rencontres avec les secteurs des mines, de l’énergie et des hydrocarbures.

Le ministère cherche ainsi à compléter l’évaluation technique et économique du projet et à dégager une approche commune sur les différentes options de développement du complexe.

Le choix de China Baowu s’appuie notamment sur son expérience dans plusieurs domaines liés à la sidérurgie. Les échanges ont porté sur les technologies de production, la numérisation des installations, la réduction directe du minerai de fer et la production de fer réduit et de fer briqueté à chaud (DRI/HBI).

La question de la production d’un acier à plus faible empreinte carbone a également été abordée. Les deux parties ont notamment examiné les possibilités d’intégrer l’hydrogène vert dans les procédés de production du fer et de l’acier, en tenant compte des ressources minières et du potentiel algérien en matière d’énergies renouvelables.

Le ministère entend orienter ce projet vers « l’établissement d’un partenariat industriel productif fondé sur le transfert de technologie et d’expertise, le développement des compétences, la localisation de l’activité industrielle et le renforcement de l’intégration locale ».

Dans cette démarche, la SNS doit contribuer à la valorisation des actifs industriels et à la mise en œuvre du programme de développement de la filière sidérurgique. La modernisation des installations, l’amélioration de leur efficacité et la fabrication de produits à plus forte valeur ajoutée figurent parmi les axes retenus.

Le projet doit également prendre en compte l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis la valorisation du minerai de fer jusqu’à sa transformation et la production de différents types d’acier. Les aspects liés à l’énergie, aux mines, au transport, à la logistique et à la formation doivent être intégrés aux prochaines étapes des études.

À l’issue des consultations, China Baowu doit poursuivre ses travaux conformément au calendrier arrêté avec la partie algérienne. Le groupe chinois devra présenter avant la fin septembre la conception technologique définitive du projet, un projet de mémorandum d’entente ainsi qu’une feuille de route détaillant les étapes de sa mise en œuvre.

Les résultats de ces travaux serviront de base à la poursuite des études techniques et économiques et à la détermination des priorités du partenariat.

Pour les autorités, la réhabilitation d’El Hadjar s’inscrit dans une démarche plus large de relance des actifs industriels et de développement de la production sidérurgique locale. Le projet doit aussi permettre de renforcer l’intégration industrielle et de fournir davantage de produits destinés aux industries de transformation.

Le projet de réhabilitation et de développement du complexe d’El Hadjar s’inscrit dans les orientations stratégiques des hautes autorités du pays visant à moderniser la base industrielle nationale, à renforcer ses capacités de production, à consolider la souveraineté industrielle et à réduire la dépendance aux importations, contribuant ainsi à soutenir la croissance économique et à créer de la valeur ajoutée et des emplois, conclut le communiqué.

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