L’Algérie a réagi aux événements en cours au Mali, où plusieurs villes sont visées par des attaques rebelles depuis samedi 25 avril. La réaction est intervenue ce lundi 27 avril à travers une déclaration du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, prononcée à l’occasion de la visite en Algérie de son homologue de Bosnie-Herzégovine, Elmedin Konakovic.
Ahmed Attaf a réaffirmé la position claire et constante de l’Algérie en soutien à l’unité du Mali, territoire, peuple et institutions, ainsi que son rejet de toutes les formes et manifestations du terrorisme. Dans une déclaration à la presse à l’issue de l’audience qu’il a accordée, au siège du ministère, au ministre des Affaires étrangères de Bosnie-Herzégovine, le chef de la diplomatie algérienne a évoqué, selon l’agence APS, les « développements dangereux » que connaît la République du Mali, réaffirmant la position « claire et constante de l’Algérie et son soutien à l’unité du Mali, territoire, peuple et institutions ».
Le ministre d’Etat a également réitéré la position de l’Algérie « rejetant catégoriquement toutes les formes et manifestations du terrorisme, qui ne peut être justifié ni toléré, quels qu’en soient les motifs ou les causes, une position dictée par l’expérience douloureuse de l’Algérie face à ce fléau ». Exprimant la position de l’Algérie « en faveur du renforcement de la cohésion nationale au sein de la République du Mali, pays frère », M. Attaf a précisé que « cette cohésion nationale constitue le meilleur rempart contre le terrorisme et un bouclier solide pour faire face à ce fléau avec l’efficacité requise ».
Ces attaques ont été menées de manière coordonnée par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Elles ont touché sept villes du Mali, y compris la capitale, Bamako. Dimanche soir, les autorités maliennes ont annoncé la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, tué dans une attaque au camion piégé visant sa résidence à Kati. Dans le nord du pays, la ville de Kidal est passée sous le contrôle des groupes rebelles.





