Les cours du pétrole ont terminé en net repli jeudi, flanchant après que Donald Trump a assuré qu’il ne restait plus qu’à trouver « la date et le lieu » pour la « signature » d’un accord avec Téhéran.
Sans grand mouvement pendant l’essentiel de la séance, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, a finalement cédé 2,92% à 90,38 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en juillet, a lui reculé de 2,58% à 87,71 dollars.
Le président américain a annoncé dans un message sur son réseau Truth Social annuler les frappes prévues ce jeudi contre l’Iran. Selon lui, les derniers détails sur un accord pour une trêve entre Washington et Téhéran ont été validés « par toutes les parties ». « Le moment et le lieu de la signature seront annoncés bientôt », a-t-il ajouté.
Téhéran s’est montré beaucoup moins enthousiaste. « Aucun texte n’a été approuvé pour un protocole d’accord initial avec les Etats-Unis », a écrit l’agence de presse Fars, citant une source présentée comme bien informée et proche de l’équipe de négociation iranienne. Mais cette réaction du média d’Etat est arrivée après la clôture du marché pétrolier, elle n’a donc pas été prise en compte dans les cours.
La guerre au Moyen-Orient, avec notamment le blocage du stratégique détroit d’Ormuz, a largement perturbé l’approvisionnement en pétrole du Golfe. Si l’important recours aux réserves mondiales a permis de compenser une partie de ces pertes et maintenir les cours de l’or noir entre 90 et 110 dollars, la perspective d’un cessez-le-feu durable dans la région permet au marché d’envisager un retour à la normale dans les prochains mois. C’est loin d’être la première fois que Washington annonce un accord, sans que cela ne soit suivi d’effet.
Mais les prix du pétrole « se sont stabilisés dans une fourchette relativement étroite au cours des deux dernières semaines, car chaque violation du cessez-le-feu n’a, à ce jour, pas entraîné d’escalade grave des hostilités », assure David Morrison, de Trade Nation.
En parallèle, « nous sommes encore loin des niveaux de transit d’avant-guerre », mais « il arrive davantage de pétrole sur le marché », a assuré jeudi Homayoun Falakshahi, analyste chez Kpler, lors d’une visioconférence évoquant la situation dans le détroit d’Ormuz.
Donald Trump a affirmé mercredi que l’armée américaine avait mené « une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz », qui a « permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit ».
AFP







