Les relations économiques et diplomatiques entre l’Algérie et la Chine continuent de suivre une trajectoire de croissance portée par la continuité des échanges entre les deux pays.
Selon Xin Jin, vice-ministre chinois des Relations extérieures au sein du Parti communiste chinois, les échanges commerciaux ont fortement progressé l’année dernière. « Cette coopération s’est traduite par des échanges commerciaux entre l’Algérie et la Chine qui ont atteint 15 milliards de dollars en 2025, soit une croissance de 20% par rapport à 2024 », a-t-il précisé, selon le journal El Watan.
Ces déclarations ont été faites lors d’une conférence organisée jeudi à Alger sur le thème « L’approfondissement des échanges civilisationnels entre la Chine et l’Algérie ». À cette occasion, le responsable chinois a indiqué que les perspectives de coopération restent ouvertes. Il précise que : « ce bond qualitatif est appelé à progresser, comme l’ont voulu les présidents Xi Jinping et Abdelmadjid Tebboune en 2022 ».
Au cours de son intervention, Xin Jin a rappelé les bases historiques des relations entre Alger et Pékin. Il souligne que les deux pays « ont bâti leur relation, depuis plus de 60 ans, sur des bases d’intérêt commun, du respect mutuel et du refus des ingérences étrangères ».
Il est également revenu sur la période des luttes de libération, en estimant que : « Le mouvement des libérations dans le monde a constitué un pont solide pour le renforcement des relations entre l’Algérie et la Chine ».
Sur le plan économique, le responsable chinois a évoqué le contexte mondial actuel, marqué par des évolutions rapides. Il estime que : « L’économie algérienne évolue dans un monde où les modèles de croissance sont marqués par des transformations rapides, dictées à la fois par les changements technologiques et les défis imposés par les frictions dans les marchés mondiaux ».
Il a aussi présenté l’Initiative pour la civilisation mondiale (ICM), lancée par le président Xi Jinping. « Celle-ci, selon lui, est de nature à se substituer aux relations conflictuelles, tout en favorisant le respect des valeurs culturelles, sans supériorité aucune, du respect de la légalité, de la justice et de la démocratie. »
De son côté, l’ambassadeur de Chine en Algérie, Dong Guangli, a insisté sur la continuité des relations bilatérales et sur leur portée actuelle. Il a notamment mis en avant « l’importance des échanges entre l’Algérie et la Chine », en soulignant que les deux pays « forts de leurs responsabilités communes, réfléchissent ensemble aux moyens de faire face aux différents défis auxquels le monde est confronté aujourd’hui ».
Il a également décrit les deux sociétés en ces termes : « sont deux nations où convergent diverses influences culturelles, habitées par des peuples travailleurs, sages et courageux, fiers et souverains, qui attachent une grande importance au développement de leurs propres civilisations ».
Il a évoqué les perspectives de coopération dans le cadre de l’ICM, en affirmant : « La Chine est prête à travailler avec l’Algérie, sous l’égide de l’ICM, pour favoriser un apprentissage mutuel qui fera fleurir le « jardin des civilisations mondiales », apportant ainsi plus de sagesse et de solutions sino-algériennes à un monde marqué par les changements et le chaos ».






