Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a inauguré, ce samedi 7 novembre à Alger, deux laboratoires d’analyse de la qualité, implantés au port et à l’aéroport international d’Alger. Ces structures sont destinées à renforcer le contrôle des marchandises importées avant leur mise sur le marché national.
Leur réalisation intervient en application des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, formulées lors du Conseil des ministres du 7 juin 2026. Celui-ci avait alors instruit la création de laboratoires de contrôle au niveau de l’ensemble des ports et aéroports du pays.
La cérémonie organisée au port d’Alger s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Brahim Merad, la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, et le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig.
Étaient également présents les ministres des Transports, Saïd Sayoud, de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, ainsi que le ministre, wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabehi, rapporte l’APS.
Ces deux équipements doivent permettre de soumettre les produits importés à des analyses et à des examens avant leur commercialisation. L’objectif est de vérifier leur conformité aux normes et aux exigences réglementaires en vigueur, tout en renforçant les moyens techniques et scientifiques mobilisés pour le contrôle de la qualité.
Le dispositif vise également à mieux lutter contre la fraude et à prévenir la commercialisation de produits susceptibles de présenter des risques pour la santé et la sécurité des consommateurs.
Ghrieb : ces laboratoires constitueront « un plus et une protection pour l’économie nationale«
Lors de l’inauguration, le Premier ministre a mis en avant le rôle de ces nouvelles structures dans la protection de l’économie nationale et de la santé des citoyens. Il a estimé que le recours aux analyses scientifiques permettra d’améliorer le contrôle des marchandises et de renforcer la sécurité des produits commercialisés.
Dans une déclaration à la presse, Sifi Ghrieb a affirmé que ces laboratoires constitueront « un plus et une protection pour l’économie nationale ». Selon lui, leur mise en service permettra notamment d’accélérer les opérations de contrôle des marchandises et de faciliter leur transit. Il a également salué la contribution des différents secteurs ayant participé à la réalisation de ces infrastructures.
Le chef du gouvernement s’est également entretenu avec les responsables des deux établissements sur leurs missions et leurs moyens d’intervention. Il a insisté sur la nécessité de faire preuve de vigilance et de rigueur dans le contrôle des produits importés, en veillant à ce que les analyses nécessaires soient effectuées avant leur mise à la disposition des consommateurs.
Au-delà de ces deux inaugurations, le dispositif s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la surveillance de la chaîne d’approvisionnement. Les analyses effectuées doivent notamment permettre de détecter les produits frauduleux ou contrefaits, d’identifier les éventuelles irrégularités et de prendre les mesures légales appropriées.
Des analyses portant sur les produits alimentaires et non alimentaires
Relevant du Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE), placé sous la tutelle du ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, les deux laboratoires ont pour principale mission de vérifier la conformité des produits aux normes légales et réglementaires et de contribuer à la protection des consommateurs, selon les explications présentées lors de la cérémonie.
Le dispositif de contrôle repose sur deux niveaux d’intervention. Le premier concerne les analyses rapides réalisées directement aux frontières. Celles-ci permettent d’obtenir des résultats en quelques minutes ou quelques heures afin d’orienter rapidement le traitement des cargaisons. Le second niveau porte sur les analyses de confirmation effectuées dans les laboratoires nationaux.
Les examens concernent différentes catégories de produits alimentaires, notamment les huiles, les épices, les viandes, le miel, le lait et ses dérivés, les céréales ainsi que les compléments alimentaires.
Les produits non alimentaires sont également concernés. Il s’agit notamment des cosmétiques, des détergents, des matériaux d’emballage, des jouets, des textiles et des médicaments. Les laboratoires effectuent par ailleurs des analyses biologiques et physico-chimiques destinées à identifier d’éventuels contaminants, des fraudes ou des contrefaçons.
Pour mener ces opérations, les structures sont équipées de moyens d’analyse modernes, dont la spectroscopie dans le proche infrarouge. Elles disposent également de techniques permettant de détecter les métaux lourds, les résidus de pesticides ainsi que les toxines naturelles et microbiennes. Leur capacité de traitement dépasse les 190 analyses par jour.
Un réseau appelé à couvrir les principaux points d’entrée du pays
La réalisation des deux laboratoires a été assurée par l’Établissement central de construction (ECC), relevant du ministère de la Défense nationale (MDN).
Ces infrastructures constituent une première étape dans la mise en place d’un réseau national de laboratoires d’analyse de la qualité aux frontières. Ce projet vise à étendre les capacités de contrôle des marchandises importées à l’ensemble des principaux points d’entrée du territoire national.
La généralisation du dispositif est prévue progressivement dans plusieurs villes, notamment à Oran, Béjaïa, Skikda, Annaba, Mostaganem, Jijel et Tlemcen.
À terme, ce réseau devrait regrouper des laboratoires implantés dans les ports, les aéroports et les postes frontaliers terrestres. Il devrait permettre de renforcer les contrôles dès l’arrivée des marchandises, de limiter les risques de fraude et de mieux protéger les consommateurs.







