Le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel s’est entretenu avec le président de Hyundai Motor pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), Tarek Ismail Mosaad. La rencontre s’est tenue vendredi à El Alamein, en Égypte, en marge du Forum africain de l’investissement dans le secteur automobile.
Organisé par la Banque africaine d’import-export « Afreximbank », en partenariat avec le Secrétariat de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le Forum a été placé sous le thème : « Libérer le potentiel de l’industrie automobile en Afrique dans le cadre de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine », avec la participation de décideurs, d’investisseurs, de bailleurs de fonds, de constructeurs automobiles, de fabricants de composants et de promoteurs de projets.

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, lors de ce Forum, Farid Kourtel a notamment rencontré le responsable régional de Hyundai Motor. La même source ne précise pas le contenu des discussions ni les éventuelles décisions prises concernant le projet du constructeur en Algérie. M. Kourtel a également tenu des rencontres bilatérales avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, le ministre égyptien de l’Industrie, Khaled Hachem, et le ministre égyptien de l’Investissement et du Commerce extérieur, Mohamed Farid Saleh.
Cette rencontre intervient alors que Hyundai a confirmé en août dernier l’Algérie parmi les pays retenus dans sa stratégie industrielle à l’horizon 2030. Le groupe sud-coréen prévoit d’y implanter une usine d’assemblage destinée notamment à répondre à la demande du marché nord-africain.
Le projet, développé avec le partenaire omanais Bahwan Saud, avait été annoncé en 2023. L’investissement envisagé est évalué à environ 400 millions de dollars, avec une capacité initiale annoncée de 50.000 véhicules par an. Le site de Sidi Khettab, dans la wilaya de Relizane, a été cité pour accueillir cette unité industrielle.
L’Algérie dans la stratégie régionale de Hyundai
Lors de la journée consacrée aux investisseurs de Hyundai Motor, organisée le 26 août à Séoul, le PDG du groupe, José Muñoz, avait indiqué que l’usine algérienne devait entrer en production à la fin de 2026 ou au début de 2027.
Dans une première phase, le site devrait produire des SUV ainsi que des véhicules utilitaires légers. Hyundai envisage également d’élargir ultérieurement la gamme produite en Algérie aux citadines et aux véhicules électriques.
Le calendrier du projet reste toutefois lié à la finalisation des procédures et des autorisations nécessaires. En janvier dernier, l’ancien ministre de l’Industrie Yahia Bachir avait fait état de difficultés liées à la disponibilité du foncier industriel pour plusieurs projets automobiles, dont ceux de Hyundai et de Chery.
L’implantation envisagée en Algérie s’inscrit dans une stratégie plus large de Hyundai dans la région MENA. Le constructeur prévoit d’augmenter sa production locale dans plusieurs marchés, notamment en Égypte, en Arabie saoudite et en Algérie.
Le groupe dispose déjà d’une unité de production en Égypte et prépare également une implantation industrielle en Arabie saoudite. Pour l’Algérie, l’objectif annoncé est de disposer d’une base de production pouvant également servir le marché nord-africain.
Le choix de l’Algérie intervient alors que Hyundai prévoit d’augmenter ses capacités de production mondiales au cours des prochaines années. Le groupe vise notamment des ventes annuelles de 5,55 millions de véhicules en 2030 et prévoit de développer sa gamme de véhicules électrifiés.






