L’Algérie et l’Afrique du Sud examinent de nouvelles pistes de coopération dans les secteurs des mines et des hydrocarbures, à la faveur d’une visite de travail d’une délégation sud-africaine en Algérie du 13 au 17 septembre. Les échanges portent notamment sur l’expertise technique, la formation, la réglementation et la valorisation des ressources naturelles.
Dans le secteur minier, le ministre des Mines et des Industries minières, Mourad Hanifi, a reçu mercredi 16 septembre une délégation du ministère sud-africain des Ressources minérales et pétrolières. La rencontre, qui s’est déroulée en présence de la secrétaire d’Etat chargée des Mines, Karima Bakir Tafer, et de l’ambassadeur d’Afrique du Sud en Algérie, Ndumiso Ndima Ntshinga, intervient dans le cadre des préparatifs de la signature d’un accord de coopération entre les deux pays.
Les discussions ont porté sur les moyens de développer les échanges dans plusieurs domaines liés à l’activité minière. L’Algérie souhaite notamment bénéficier de l’expérience sud-africaine en matière d’exploration, de recherche géologique, d’exploitation des ressources minérales et de transformation des minerais.
Le projet d’accord devrait couvrir plusieurs volets, dont la valorisation locale des ressources minières et leur transformation en produits à valeur ajoutée. Cette coopération doit également concerner les études géophysiques et le recours à des techniques d’exploration aériennes et terrestres pour améliorer l’identification des gisements.
L’environnement minier figure également parmi les domaines retenus, avec l’échange d’experts sur la réduction des impacts des activités minières et la réhabilitation des sites. La formation des cadres et ingénieurs ainsi que la réalisation de recherches conjointes destinées au développement de nouvelles techniques et à l’innovation sont aussi envisagées.
La délégation sud-africaine doit, durant son séjour, visiter plusieurs établissements relevant du ministère des Mines et des Industries minières. Ces visites doivent lui permettre de découvrir les capacités techniques et opérationnelles du secteur et d’examiner les possibilités de mise en place de partenariats directs.
La délégation comprend notamment des représentants de MINTEK, organisme sud-africain spécialisé dans la production, le traitement, l’enrichissement et la valorisation des minerais, ainsi que des responsables du domaine des sciences géologiques ayant participé à des travaux de cartographie géologique sur le continent africain.
Echanges autour de la régulation des hydrocarbures
Le volet énergétique a également été abordé au cours de cette visite. Mardi 15 septembre, le président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Amine Remini, a reçu une délégation du secteur pétrolier sud-africain.
Une séance de travail a ensuite réuni des représentants du ministère sud-africain des Ressources minérales et pétrolières, de la compagnie nationale sud-africaine du pétrole (SANPC) et de l’Agence sud-africaine du pétrole (PASA), ainsi que des responsables de différentes structures de l’ARH.
L’autorité algérienne a présenté ses missions, ses prérogatives et son rôle dans la régulation et le contrôle des activités liées aux hydrocarbures. Les échanges ont notamment porté sur la conformité technique des activités et des installations, les services techniques et la réglementation applicable à l’exploration et à la production en amont.
Les participants ont également abordé les tarifs d’accès des tiers aux installations et infrastructures, ainsi que les exigences relatives à l’hygiène, à la sécurité et à l’environnement (HSE).
La partie sud-africaine s’est particulièrement intéressée à l’expérience de l’ARH dans l’élaboration du cadre réglementaire applicable aux activités en amont et à la mise en place des mécanismes encadrant l’accès des tiers aux infrastructures.
Les représentants sud-africains ont également sollicité des échanges sur l’expérience algérienne en matière de HSE, notamment concernant les règles et exigences techniques, le contrôle de leur application et les mécanismes d’évaluation. Des besoins en matière d’accompagnement et de formation spécialisée ont été exprimés.
De leur côté, les membres de la délégation ont présenté leur expérience dans plusieurs domaines, notamment les sciences de la Terre, la cartographie et la valorisation des ressources minérales.
Les discussions ont permis d’identifier plusieurs domaines pouvant donner lieu à des échanges d’expertise et de connaissances, à des programmes de formation et à de nouvelles actions de coopération. Parmi les secteurs évoqués figurent la réglementation des activités en amont, l’accès aux installations et infrastructures ainsi que le HSE.
L’ARH poursuit sa démarche visant « à échanger et à partager son expertise avec les institutions et organismes spécialisés, notamment à l’échelle africaine, en renforçant l’échange d’expériences et de connaissances et en explorant de nouvelles perspectives de coopération dans les domaines relevant de ses missions ».







