Le groupe Asmidal, filiale de Sonatrach spécialisée dans la production d’engrais et de produits phytosanitaires, a signé lundi 7 septembre une convention-cadre de cinq ans avec le Centre de recherche en environnement (CRE) d’Annaba, ainsi qu’un contrat d’application.
La cérémonie s’est tenue au siège de Fertial, en présence du PDG d’Asmidal, Mohamed Noureddine Benkada, de la directrice générale du CRE, Zahad Bouslama, ainsi que des cadres des deux parties.
Cette convention concerne notamment la mise en place du système MRV (Measurement, Reporting and Verification), consacré à la mesure, à la déclaration et à la vérification des émissions de gaz à effet de serre.
Selon Asmidal, le dispositif sera appliqué au niveau des deux usines de Fertial, à Annaba et à Arzew, conformément à la norme ISO 14064:2018.
L’objectif est de permettre à Fertial de répondre aux exigences du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Union européenne (UE), connu sous l’acronyme CBAM. Ce mécanisme impose progressivement de nouvelles exigences liées aux émissions de carbone pour certains produits importés sur le marché européen.
Dans son communiqué, Asmidal indique que cette coopération vise notamment à « répondre aux exigences du CBAM (Carbon Border Adjustment Mechanism), ou mécanisme d’ajustement carbone aux frontières », tout en contribuant à « sécuriser et protéger les exportations de l’entreprise vers le marché européen ».
La mise en œuvre du système MRV doit ainsi permettre de disposer de données vérifiables sur les émissions liées aux activités industrielles concernées. Ces informations sont appelées à jouer un rôle dans le respect des exigences européennes en matière d’empreinte carbone des produits importés.
Asmidal présente également cette convention comme une démarche liée à la transition du secteur industriel vers des pratiques prenant davantage en compte les questions environnementales et la compétitivité des entreprises.
Le groupe estime que cette initiative confirme « l’engagement du groupe Asmidal et de Fertial en faveur du développement durable et de la transition vers une industrie plus compétitive et respectueuse de l’environnement ».
Le CBAM est un dispositif de l’UE visant à prendre en compte les émissions de carbone liées à la production de certains biens importés. Entré en phase transitoire du 1er octobre 2023 au 31 décembre 2025, il est appliqué dans son régime définitif depuis le 1er janvier 2026, avec une extension progressive à six secteurs jusqu’à couvrir 100 % des émissions importées d’ici 2034. Le dispositif concerne notamment le ciment, le fer et l’acier, l’aluminium, les engrais (ammoniac, urée, acide nitrique, engrais azotés et mixtes, etc.), l’électricité et l’hydrogène.
Concrètement, les entreprises exportatrices devront acheter des certificats carbone pour couvrir les émissions liées à leurs activités. Cela pourrait augmenter leurs coûts et les inciter à investir dans la modernisation de leurs équipements afin de réduire leur empreinte carbone, notamment selon des normes internationales comme l’ISO 14064. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’accord signé entre Asmidal et le CRE.







