Le projet de zone industrielle implanté entre El Kseur et Fenaïa Ilmaten, dans la wilaya de Béjaïa, accuse encore d’importants retards. C’est le constat dressé dimanche 13 septembre par la commission investissement, équipement, développement local et emploi de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), à l’issue d’une visite de terrain effectuée sur le site.
La délégation, accompagnée du directeur de l’Agence algérienne pour la promotion de l’investissement (AAPI) de Béjaïa, s’est rendue sur cette zone industrielle dont le projet est engagé depuis 2016. D’une superficie de 175 hectares, elle doit accueillir 135 lots destinés notamment aux activités agroalimentaires, mécaniques, chimiques, pharmaceutiques et textiles.


Sur les 135 lots prévus, 23 ont été attribués par l’AAPI, dont trois ont depuis fait l’objet d’une annulation
Selon les informations recueillies lors de la visite, la procédure d’attribution des lots reste limitée. Sur les 135 lots prévus, 23 ont été attribués par l’AAPI, dont trois ont depuis fait l’objet d’une annulation. Parmi les 20 lots attribués et actés, seuls quatre opérateurs ont entamé les travaux liés à leurs projets d’investissement.



Pour les autres bénéficiaires, aucun début de réalisation n’a été enregistré. Plusieurs contraintes administratives et techniques sont avancées pour expliquer cette situation, notamment la nécessité de réaliser des études de danger et des études de sol liées à l’instabilité du terrain.
L’APW relève ainsi que le niveau d’avancement des travaux demeure faible sur certains projets et « quasiment nul pour d’autres ». La situation est également compliquée par des problèmes liés à la stabilité du terrain, avec notamment un risque de glissement de terrain évoqué au niveau de la zone.


La mise en activité de la zone industrielle reste incertaine en l’absence de mesures permettant de débloquer les projets
À l’issue de cette visite, la commission estime que la mise en activité de la zone industrielle reste incertaine en l’absence de mesures permettant de débloquer les projets. Elle considère qu’il est nécessaire d’intervenir sur les contraintes administratives et les difficultés techniques qui retardent l’installation des investisseurs.
L’objectif affiché reste de permettre l’entrée en activité des projets prévus sur le site et de favoriser, à terme, la création d’emplois et de nouvelles activités économiques dans la région. Pour l’APW, cela passe par « des mesures concrètes » afin de lever rapidement les obstacles identifiés.








