L’Algérie va rétablir l’exécution de la peine de mort contre les auteurs d’incendies volontaires. La décision a été prise ce dimanche 30 août lors d’une réunion tenue sous la présidence du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en présence de hauts responsables militaires et civils. La réunion a été consacrée à à la prise des mesures nécessaires à la prise en charge des conséquences et des effets des récents incendies ayant touché plusieurs wilayas de l’est et du centre du pays.
En effet, lors de cette réunion, le président Tebboune a ordonné au ministre de la Justice, garde des Sceaux, de modifier le Code pénal avant le 15 septembre afin de réinstaurer la peine de mort, avec exécution, contre les individus impliqués dans des incendies volontaires.
Le chef de l’Etat a également mis l’accent sur l’impératif de soumettre, cette semaine, la modification du Code pénal concernant les individus impliqués dans des incendies volontaires au Gouvernement, avant d’être présentée à l’Assemblée populaire nationale (APN). « Celui qui pense que la loi ne sera pas appliquée doit savoir que la société et la justice lui demanderont des comptes », a-t-il déclaré.
La peine de mort n’a pas été abolie en Algérie. Elle reste prévue par la législation pour certaines infractions, mais son exécution est suspendue de fait depuis 1993. Depuis, les juridictions algériennes continuent de prononcer des condamnations à la peine capitale dans certains dossiers, sans que celles-ci soient mises à exécution. L’Algérie est ainsi considérée comme un pays sous moratoire concernant les exécutions capitales.







