Le groupe Sonatrach et la société Algerian Fertilizer Company (AFC) ont procédé, ce mercredi 12 août, à la signature de deux contrats EPC (Engineering, Procurement & Construction) dans le cadre de la première phase de réalisation du Projet Phosphate Intégré, avec la société italienne Saipem et la société chinoise CHEC.
« Le premier contrat, conclu avec la société Saipem S.p.a, porte sur la réalisation en EPC des installations de transformation et de production des engrais, au niveau des sites de Bled El Hadba, wilaya de Bir El Ater et Oued El Keberit, wilaya de Souk Ahras », indique Sonatrach dans un communiqué, précisant que « le second contrat, signé avec la société CHEC, concerne la réalisation en EPC des installations portuaires à Annaba. »
« Le Projet Phosphate intégré (PPI) consiste en l’extraction et l’enrichissement du gisement des phosphates de Bled El Hadba, avant leur transformation chimique ainsi que celle du gaz naturel en engrais phosphatés et azotés, au niveau du site d’Oued Keberit », explique Sonatrach.
Et d’ajouter : « Ce projet revêt une importance stratégique pour l’économie nationale. Il permettra de répondre aux besoins croissants du secteur agricole national, tout en générant des volumes destinés à l’exportation via les infrastructures portuaires d’Annaba, contribuant ainsi à la création de valeur ajoutée. »
Le projet prévoit la réalisation de complexes de production et d’installations portuaires
Soulignant que c’est le « premier projet intégré de cette nature dans le domaine de l’exploitation minière et de la production d’engrais phosphatés en Algérie », le groupe public précise que « le Projet Phosphate Intégré prévoit, dans sa première phase, la réalisation d’importantes infrastructures industrielles ».
C’est infrastructures comprennent, notamment : « Un Complexe d’extraction et d’enrichissement de phosphate brut d’une capacité d’extraction de 5,5 Millions Tonnes/An et d’une capacité globale de production de phosphate concentré de 3,2 Millions Tonnes/An, au site de Bled El Hadba ; Un Complexe composé de plusieurs unités de production de 2,4 Millions Tonnes/An d’engrais phosphatés et de 570 Mille Tonnes/An d’engrais azotés (Urée), avec une production préalable de produits intermédiaires tels que l’acide sulfurique, l’acide phosphorique et l’ammoniac au site d’Oued Keberit ; Des installations portuaires au niveau du port d’Annaba pour l’exportation de l’excédent en engrais ; Les utilités et les infrastructures auxiliaires nécessaires à son exploitation », détaille le communiqué de Sonatrach.
« Le Projet Phosphate Intégré se distingue par son envergure exceptionnelle et son caractère hautement structurant. Il favorisera l’émergence d’un écosystème industriel intégré, générateur de milliers d’emplois directs et indirects, tout en stimulant le développement économique des régions concernées et en consolidant les capacités industrielles nationales », explique la même source.
Et d’ajouter : « Au-delà de sa dimension économique, ce projet constitue un levier stratégique pour le renforcement de la souveraineté nationale. En assurant une production durable d’engrais destinée à répondre aux besoins du marché national tout en développant les exportations, il contribuera de manière déterminante à la sécurité alimentaire du pays et à la création de richesse. »
Sonatrach n’a pas précisé les montants des deux contrats. De son côté, Saipem a mentionné le montant de 500 millions d’euros dans un communiqué publié sur son site web, tandis que CHEC n’a pas encore communiqué sur le contrat signé ce mercredi en Algérie. Cendant, dans un communiqué publié le 27 juillet dernier, la société chinoise a annoncé avoir décroché un contrat pour un projet d’infrastructure à Annaba.







