Le renouvellement du parc de transport public en Algérie entre dans sa phase opérationnelle. Les directions des transports des différentes wilayas ont commencé à appliquer les mesures visant à retirer progressivement les autobus les plus anciens du service.
Les véhicules de transport de voyageurs âgés de 30 ans ou plus sont les premiers concernés. Il s’agit notamment des autobus immatriculés jusqu’en 1996. Leur retrait doit permettre aux opérateurs de les remplacer par de nouveaux véhicules.
La démarche concerne les transporteurs qui souhaitent poursuivre leur activité. Ils doivent déposer leur dossier auprès de la direction des transports de leur wilaya, du dimanche au jeudi.
Plusieurs documents sont demandés, dont la décision originale d’exploitation, la fiche horaire ou la fiche originale des itinéraires, ainsi que le certificat d’immatriculation du véhicule destiné à être réformé.
Après l’enregistrement du dossier, une première attestation est remise à l’opérateur. Celle-ci lui permet de déposer son ancien autobus auprès d’une unité de la Société nationale de récupération et de valorisation (SNRV).
Une fois cette opération effectuée, le transporteur doit présenter le document confirmant la remise du véhicule à la société de récupération. Il reçoit alors une deuxième attestation, qui lui permet d’entamer les démarches pour l’acquisition d’un nouvel autobus.
Une aide pour l’achat de nouveaux bus
Le dispositif prévoit également des mesures financières pour accompagner les transporteurs dans cette opération. L’objectif est de leur permettre de remplacer leurs anciens véhicules sans supporter seuls le coût de cette acquisition.
Selon les précisions communiquées le 5 août par l’Organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA), le retrait des autobus de plus de 30 ans devait commencer à partir du jeudi 6 août 2026.
Les véhicules concernés feront également l’objet d’une régularisation administrative. Les directions des transports retireront les documents liés aux autobus réformés et remettront un récépissé à leurs propriétaires.
Pour l’achat d’un véhicule de remplacement, l’État prévoit une contribution correspondant à 20 % du prix du nouvel autobus. Le transporteur devra, pour sa part, prendre en charge 10 % du montant.
Le dispositif prévoit aussi une exonération des droits de douane et de la TVA. Le montant restant pourra être payé par mensualités sur une période pouvant aller jusqu’à dix ans, selon les conditions prévues.
Cette opération ne concerne pas uniquement les autobus utilisés pour le transport de voyageurs. Le programme de renouvellement doit également toucher les véhicules destinés au transport scolaire, universitaire et au transport du personnel.
La mise en œuvre de ces mesures intervient à la suite des instructions données par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, lors d’une réunion de coordination. Le ministre avait demandé aux services concernés d’accélérer l’application du programme de renouvellement du parc.







