L’Algérie, à travers l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), a effectué un nouvel achat de blé meunier (blé tendre), dans le cadre d’un appel d’offres international clôturé mardi 19 mai, rapporte l’agence Reuters, citant des négociants européens.
D’après les premières estimations des opérateurs du marché, les quantités acquises seraient d’environ 200 000 tonnes. Le volume exact n’a toutefois pas été confirmé officiellement.
Les mêmes sources indiquent que cet appel d’offres concernait des livraisons limitées aux ports de Mostaganem et de Ténès. Selon des négociants, ce type de condition est généralement associé à des achats portant sur des volumes réduits.
Les prix évoqués lors des échanges commerciaux se situeraient entre 284 et 285 dollars la tonne, coût et fret inclus, pour des livraisons vers Mostaganem. Pour le port de Ténès, le prix aurait atteint environ 292 dollars la tonne.
Des opérateurs du secteur expliquent que ces tarifs sont influencés par les frais supplémentaires liés au transport maritime vers des ports de taille plus modeste. Ils précisent également que les chiffres avancés restent provisoires et pourraient évoluer avec de nouvelles évaluations du marché.
L’appel d’offres prévoyait des expéditions réparties sur plusieurs périodes entre juillet et septembre 2026. Les cargaisons en provenance des principaux pays exportateurs, notamment européens, doivent être expédiées entre le 1er juillet et le 30 septembre, selon un calendrier fractionné. Pour les origines sud-américaines ou australiennes, les livraisons doivent être effectuées un mois plus tôt.
Depuis le début de l’année 2026, l’Algérie a multiplié les achats de blé. Avec cette nouvelle opération, les importations de blé, toutes catégories confondues (tendre et dur), s’élèvent désormais à 3,11 millions de tonnes. Le précédent achat de blé tendre remonte au 6 mai dernier. À cette occasion, le pays avait acquis entre 390 000 et 420 000 tonnes.






