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Immobilier en Espagne : les Algériens en tête des acquéreurs étrangers à Alicante

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Avec 104 transactions enregistrées au premier trimestre 2026, les acquéreurs algériens arrivent en première position parmi les étrangers ayant acheté un logement dans la ville d’Alicante, en Espagne. Leurs acquisitions se concentrent notamment sur les appartements anciens, avec des budgets estimés entre 85 000 et 125 000 euros.

Les Algériens occupent la première place parmi les acheteurs étrangers de logements dans la ville espagnole d’Alicante. Selon les données du Conseil général du notariat espagnol, reprises ce samedi par le journal El Español, ils ont réalisé 104 transactions au cours du premier trimestre 2026, devant les Ukrainiens, les Italiens et les autres nationalités recensées.

Cette tendance prolonge celle observée en 2025, année durant laquelle les acquéreurs algériens ont effectué 439 achats immobiliers dans la commune. Ces chiffres confirment leur présence sur le marché résidentiel local, dans une province qui attire également de nombreux acheteurs européens, notamment britanniques et néerlandais.

À l’échelle nationale, les achats immobiliers réalisés par des étrangers ont toutefois diminué au cours du premier semestre 2026. Selon le Portail statistique du notariat, 62 327 transactions ont été enregistrées en Espagne sur cette période, soit une baisse de 13 % par rapport aux six premiers mois de 2025. Dans le même temps, le prix moyen des logements acquis par cette catégorie d’acheteurs a progressé de 9,4 %, pour atteindre 2 644 euros le mètre carré.

Des appartements accessibles dans plusieurs quartiers

À Alicante, les acquisitions attribuées aux Algériens concernent principalement des appartements anciens situés dans des quartiers populaires ou périphériques du centre-ville. Parmi les secteurs cités figurent Carolinas, Virgen del Remedio, Altozano et les environs de la Plaza de Argel.

Les budgets avancés pour ces achats se situent entre 85 000 et 125 000 euros, notamment pour des logements dont la superficie varie entre 75 et 80 m². Ces montants correspondent à une partie du marché immobilier urbain, distincte de celle des villas et des résidences secondaires situées sur le littoral.

Le positionnement des acheteurs algériens diffère ainsi de celui de plusieurs nationalités européennes, davantage présentes sur le marché des résidences de villégiature de la Costa Blanca. Dans la province d’Alicante, les dépenses moyennes varient sensiblement selon l’origine des acquéreurs.

Les données du notariat font état d’un budget moyen de 132 079 euros pour les acheteurs algériens, contre 188 966 euros pour les Italiens, 238 709 euros pour les Français et 252 544 euros pour les Britanniques. Les Néerlandais affichent une moyenne de 369 270 euros.

Ces écarts reflètent notamment les différences de localisation, de superficie et de type de logement recherchés par les acheteurs étrangers.

Des achats souvent financés sans crédit

Le recours au paiement comptant est présenté comme une caractéristique des acquisitions algériennes à Alicante. Les difficultés d’accès au crédit immobilier espagnol pour certains acheteurs non-résidents et les contraintes liées aux transferts internationaux de devises figurent parmi les facteurs susceptibles d’expliquer cette pratique.

Le mode de financement varie néanmoins selon la situation personnelle des acquéreurs et les conditions auxquelles ils peuvent accéder auprès des établissements bancaires. Les données présentées ne permettent pas de déterminer précisément la proportion des transactions algériennes réalisées sans emprunt.

Les motivations d’achat sont également diverses. Il peut s’agir de constituer un patrimoine immobilier, de disposer d’un logement pour les séjours en Espagne, de répondre à des besoins familiaux ou de préparer une installation durable dans le pays.

Une présence algérienne importante dans la province

Le poids des acheteurs algériens sur le marché immobilier d’Alicante s’inscrit dans un contexte de présence démographique ancienne. D’après les chiffres de l’Institut national de la statistique espagnol (INE) cités dans les informations publiées sur le sujet, la province compterait entre 16 000 et 17 000 résidents de nationalité algérienne, soit environ un quart des Algériens recensés en Espagne.

Cette concentration favorise les relations familiales et économiques entre l’Algérie et cette partie de la côte méditerranéenne espagnole. Elle peut également contribuer à expliquer l’intérêt de certains acquéreurs pour le marché immobilier local.

La ville d’Alicante se distingue ainsi des autres communes de la province par la place occupée par les Algériens dans les transactions réalisées par des étrangers. À Torrevieja, les Polonais arrivent en tête, tandis que les Britanniques dominent les achats étrangers à Orihuela. Dans plusieurs communes de la Marina Alta, les Néerlandais figurent parmi les principaux acquéreurs.

Une histoire migratoire entre Alicante et l’Algérie

Les liens entre la région d’Alicante et l’Algérie remontent au XIXe siècle. À partir des années 1840, des Espagnols originaires de cette partie de la péninsule Ibérique ont émigré vers l’Algérie, notamment pour échapper à la pauvreté et aux crises agricoles. Beaucoup se sont établis dans l’ouest du pays, particulièrement dans la région d’Oran.

Aujourd’hui, les mouvements de population entre les deux rives de la Méditerranée s’inscrivent dans un contexte différent. Les achats de logements par des Algériens à Alicante témoignent de l’existence de liens économiques et familiaux qui dépassent les seules questions migratoires.

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