Les travaux de réalisation du tronçon algérien du projet de gazoduc transsaharien (TSGP) ont été lancés, ce jeudi 4 juin dans la région d’Aoulef (Adrar). Le coup d’envoi a été donné par le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, en présence du ministre d’Etat des Ressources pétrolières (Gaz) de la République fédérale du Nigeria, Ekperikpe Ekpo, et du ministre du Pétrole de la République du Niger, Hamadou Tini.
Le lancement de ce projet énergétique stratégique africain vient concrétiser les conclusions de la 5e réunion ministérielle du Comité de pilotage du TSGP, tenue mercredi à Alger, marquant ainsi le passage à la phase opérationnelle de mise en œuvre, rapporte l’agence APS.
Le TSGP Nigeria-Niger-Algérie (long de plus de 4000 km) est considéré comme l’un des plus grands projets énergétiques stratégiques à l’échelle continentale, incarnant la volonté des trois pays de renforcer la coopération et le partenariat dans le domaine de l’énergie, tout en soutenant la sécurité énergétique et le développement économique durable.
La cérémonie de lancement des travaux s’est également déroulée en présence du PDG du groupe Sonatrach, M. Nour Eddine Daoudi, des responsables de la société nationale nigériane du pétrole (NNPC) et de la société nationale nigérienne du pétrole (Sonidep) et de nombre de cadres et d’experts des trois pays, selon un communiqué du ministère des Hydrocarbures.
A noter que les travaux de la 5e réunion ministérielle du Comité de pilotage du TSGP ont été sanctionnés par l’adoption et la validation du rapport final de l’étude de faisabilité actualisée de ce projet, qui vise à transporter le gaz naturel du Nigeria vers l’Algérie, en passant par le Niger, pour l’exporter ensuite vers l’Europe et d’autres marchés internationaux.
Arkab souligne le rôle central attendu du tronçon algérien
Mohamed Arkab a mis en avant le rôle prépondérant que jouera ce tronçon dans la réception et l’acheminement du gaz provenant du Nigéria, en plus des quantités additionnelles du gaz produit localement, notamment au niveau des bassins gaziers algériens « prometteurs ».
Dans une allocution prononcée lors du coup d’envoi des travaux du tronçon algérien du projet TSGP, Mohamed Arkab a souligné que ce projet s’inscrit dans le cadre des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer la coopération africaine, à promouvoir la coopération Sud-Sud et à concrétiser les projets structurants soutenant le développement conjoint des peuples du continent.
Il a, par ailleurs, indiqué que ce gazoduc permettra le transfert d’importantes quantités de gaz naturel depuis le Nigéria à travers le Niger vers l’Algérie, puis vers les marchés mondiaux, en s’appuyant sur l’infrastructure algérienne développée en matière de transport, de traitement et d’exportation vers les marchés mondiaux.
M. Arkab a, à cette occasion, salué le rôle central attendu du tronçon algérien dans la réception et l’acheminement du gaz provenant du Nigéria, tout en valorisant de quantités supplémentaires de gaz produites localement, particulièrement à partir des bassins gaziers prometteurs notamment celui d’Ahanat.
M. Arkab a également ajouté que le lancement officiel des travaux constituait « une étape historique » dans le processus de concrétisation de ce projet continental, soulignant, à ce titre, que l’accord portant sur l’adoption des résultats de l’étude de faisabilité et le passage à la phase de réalisation traduisait la ferme volonté politique des dirigeants des trois pays, ainsi que leur détermination à traduire ce projet dans les faits.
De son côté, le ministre d’Etat nigérian des Ressources pétrolières (Gaz), Ekperikpe Ekpo, a réaffirmé l’engagement total de son pays à approvisionner le pipeline en gaz naturel, estimant que ce projet contribuerait à dynamiser l’industrialisation, à créer des emplois et à améliorer les conditions de vie des populations établies le long de ce corridor énergétique.
Pour sa part, le ministre du Pétrole de la République du Niger, M. Hamadou Tini, a salué la vision et le leadership des chefs d’Etat des trois pays dans la conduite de ce projet, assurant que son pays avait entamé les préparatifs pour la réalisation du tronçon traversant son territoire, lequel s’étend sur plus de 700 km. Le lancement des travaux de la section nigérienne est prévu pour le début de l’année 2027, a-t-il poursuivi.







