Après un séjour de quatre jours en Algérie, Patrick Martin, président du Mouvement des entreprises de France (Medef), est revenu sur cette visite, effectuée à l’invitation du Conseil du renouveau économique algérien (CREA) du 24 au 27 avril dernier. Intervenant lundi 4 mai sur la radio française RFI, il a évoqué l’état des relations économiques entre les deux pays ainsi que sur la place des entreprises françaises sur le marché algérien.
Le président du Medef a expliqué que son déplacement s’inscrivait dans une démarche visant à apaiser les relations économiques entre les deux pays. Il a estimé avoir « contribué à ce que les relations importantes et historiques entre la France
et l’Algérie se stabilisent ».
Il a également indiqué avoir déjà mené des actions similaires dans d’autres contextes internationaux, citant notamment Chine, Italie et Maroc. « Sans présumer de nos forces et de notre influence, je crois que cette diplomatie économique est importante dans les relations internationales », a-t-il soutenu.
« La France reste deuxième investisseur étranger en Algérie »
Interrogé sur l’évolution de la présence économique française en Algérie, marquée par une baisse dans certains secteurs comme les céréales ou les bovins, il a relativisé cette tendance. « Il ne faut pas non plus exagérer, la France reste par exemple deuxième investisseur étranger en Algérie. J’ai vu de très belles entreprises françaises implantées là-bas, souvent dirigées par des binationaux d’ailleurs », a-t-il dit.
Il a toutefois reconnu un recul des exportations françaises, notant que certains concurrents gagnent du terrain. Selon lui, des pays comme Italie, Allemagne ou Turquie « prennent nos places ». Dans ce contexte, il a appelé à une attention particulière pour le marché algérien : « Il faut qu’on y soit attentif, parce que c’est un pays qui a un réel potentiel » et « un marché intérieur qui est important avec bientôt 47 millions d’habitants ».
Il a également évoqué les conditions d’activité des entreprises, en soulignant certains points à améliorer. « Je le redis, il y a de très belles entreprises », a-t-il insisté. « Après, il y a un certain nombre de sujets sur lesquels il y a des interférences étatiques, on souhaite évidemment qu’elles se règlent », a-t-il ajouté.
A l’issue de son déplacement à Alger, Patrick Martin avait indiqué que « le renforcement de notre collaboration économique repose sur une relation d’exception, bâtie autour de nos entreprises et portée par l’engagement conjoint des acteurs français, algériens et binationaux, dans une logique clairement gagnante-gagnante pour nos deux pays ». « Je suis convaincu que ce partenariat a un avenir prometteur. Je reviendrai avec la volonté de poursuivre et d’approfondir ce que nous avons commencé à bâtir ensemble », avait-il écris sur la plateforme « X ».






