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Hydrocarbures : Lancement de « Algeria Bid Round 2026 » pour l’exploration de 7 nouvelles zones

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Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a présidé, dimanche à Alger, la cérémonie de lancement de l’appel à concurrence « Algeria Bid Round 2026 », portant sur sept nouvelles zones destinées à l’exploration des hydrocarbures.

La cérémonie de lancement s’est déroulée au Centre international de conférences (CIC), en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, le ministre des Mines et des Industries minières, le ministre de l’Industrie et le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, ainsi que du PDG du groupe Sonatrach et de représentants de compagnies énergétiques internationales, rapporte l’agence APS.

« Algeria Bid Round 2026 » est organisé par L’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft). Sept (07) zones sont proposées dans le cadre de cet appel à concurrence : El Borma II (Ouargla), El M’Zaid Nord (Ouargla), Ilizi centre I, Est Bordj Omar Driss I (Ilizi), El Hadjira III (Touggourt), Touggourt Sud et El Benoud Est (El Bayadh).

Selon les explications fournies, les phases techniques de cet appel à concurrence débuteront le 1er juin 2026, avec la mise à disposition des documents de l’appel à concurrence et l’organisation de présentations en ligne, suivies de sessions de data room et de clarifications, qui se poursuivront jusqu’au 31 octobre 2026. Alnaft a fixé la date du 26 novembre 2026 comme dernier délai pour le dépôt des offres, et pour l’annonce des résultats, en prélude à la signature des contrats d’hydrocarbures avec Sonatrach le 31 janvier 2027.

La signature des contrats d’hydrocarbures avec Sonatrach prévue pour le 31 janvier 2027

« Algeria Bid Round » constitue un mécanisme international ouvert, permettant aux compagnies pétrolières et gazières de soumettre leurs offres pour l’obtention de permis d’exploration dans les zones concernées, dans le cadre des efforts visant à renforcer l’investissement dans le secteur des hydrocarbures.

Ces périmètres comprennent nombre de découvertes pétrolières et gazières, ainsi que des gisements et des cibles d’exploration prometteurs, avec des réserves et des ressources prévisionnelles variables. Dans certains sites, celles-ci dépassent des centaines de millions de barils de pétrole, ainsi que des quantités significatives de gaz naturel, selon les données techniques présentées.

Concernant les objectifs des projets, ils reposent essentiellement sur le développement des découvertes existantes, l’amélioration des niveaux de production, ainsi que le renforcement des efforts d’exploration, d’autant plus que ces zones se distinguent par leur proximité des installations de traitement et des réseaux de transport, ce qui est de nature à faciliter les opérations de raccordement et de développement et à réduire les coûts.

Les zones d’exploration et de production ont été proposées selon diverses formules contractuelles, notamment la zone « Illizi centre », proposée dans le cadre d’un contrat de partage de production, comprenant 10 gisements potentiels d’hydrocarbures. La zone « El M’Zaid Nord  » a également été proposée sous forme de contrat de partage de production, avec cinq (5) gisements prometteurs dont les ressources sont estimées à près de 100 millions de barils de pétrole.

La zone « El Borma II », dans le bassin de Berkine, a été proposée également selon la formule de partage de production, compte tenu de la présence de deux (2) gisements pétroliers avérés. Quant à la zone « Est Bordj Omar Driss », dans le bassin d’Illizi, elle a été intégrée dans le cadre d’un contrat de participation, appuyée par des découvertes antérieures de gaz et de pétrole. La zone « Hassi El Hadjira III » a, pour sa part, été proposée dans le cadre d’un contrat de partage de production, bénéficiant d’indicateurs de production confirmés dans les champs avoisinants.

La zone « El Benoud Est », de par sa position stratégique entre des champs en production, ainsi que la zone « Touggourt Sud », revêtant une importance majeure au regard de ses ressources prévisionnelles dépassant 576 millions de barils, ont été proposées dans le cadre de contrats de partage de production.

Ancrer la place de l’Algérie en tant que hub énergétique régional

Dans une allocution à l’occasion, M. Arkab a affirmé que le lancement de ce round intervient en parachèvement de « la grande dynamique » ayant marqué le premier round 2024 qui a suscité « un large » intérêt international reflétant la confiance croissante dans le climat d’investissement en Algérie, et la « volonté claire du président de la République de poursuivre le développement du secteur des hydrocarbures sur des bases modernes consacrant la transparence, l’efficacité, le partenariat équilibré et la bonne exploitation des moyens nationaux ».

Le lancement de ce round incarne l’attachement de l’Algérie à assurer un climat d’affaires plus clair et attractif permettant d’attirer les investissements et favorable au transfert de la technologie, au renforcement des expertises et à l’élargissement des activités de prospection, de développement et de production dans un contexte international marqué par des transformations géopolitiques et énergétiques effrénées qui ont stimulé le besoin de nouveaux investissements, capables de garantir la pérennité des approvisionnements et de satisfaire les besoins futurs et de renforcer la sécurité énergétique, a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, « apparait le rôle de l’Algérie en tant que destination énergétique fiable qui œuvre à assurer le flux sûr et durable des approvisionnements vers les marchés mondiaux », a indiqué le ministre affirmant que « l’Algérie s’acquitte du rôle de partenaire engagé à assurer des approvisionnements stables et régulier dans les pires circonstances ».

Ainsi, le ministre a souligné que « Algeria Bid Round 2026 » représente une véritable opportunité pour renforcer la sécurité énergétique mondiale, notant que l’Algérie œuvre à ancrer sa place en tant « que hub énergétique régional », à travers le développement de grands projets structurants, à dimension stratégique, à l’instar du projet du gazoduc transsaharien susceptible d’ouvrir de nouvelles perspectives d’intégration énergétique.

M. Arkab a souligné que l’appel à concurrence de 2026 s’inscrit dans le cadre d’une vision visant à développer l’exploitation des ressources naturelles dont regorge le pays, à travers le recours aux technologies de pointe et l’octroi d’incitations fiscales et contractuelles comptant parmi les plus compétitives de la région, outre la garantie de la transparence et de l’efficacité des procédures d’attribution des contrats par l’Alnaft, tout en veillant à ce que le développement des hydrocarbures soit conforme aux normes environnementales modernes.

Dans le même sillage, le ministre d’Etat a affirmé que le gaz naturel « demeurera un élément essentiel du mix énergétique durant la phase de transition », précisant que « des efforts sont déployés pour développer des projets prometteurs dans le domaine de l’hydrogène, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de partenariat et d’investissement ».

Les blocs proposés reposent sur des bassins prouvés et des zones à fort potentiel inexploité

Pour sa part, le président d’Alnaft, Samir Bakhti, a assuré que les blocs proposés ont été sélectionnés avec rigueur et discipline, qu’ils reposent sur des bassins prouvés, des zones à fort potentiel inexploité et des perspectives de développement tangibles et il s’agit là d’opportunités réelles, documentées et immédiatement exploitables.

« L’Algérie recherche des partenaires capables d’investir, d’innover et de concrétiser. En retour, nous offrons l’accès à des ressources importantes, un environnement stable (…) Nous ne recherchons pas un engagement à court terme, mais des partenariats structurés et de longue durée », a dit le président d’Alnaft.

« L’Algeria Bid Round 2026 a été conçu pour répondre à ces attentes. Notre objectif est simple et clair : faire de l’Algérie une option crédible et compétitive au sein de vos portefeuilles d’investissement mondiaux et renforcer notre position sur les marchés énergétiques internationaux », a-t-il ajouté.

Pour rappel, les plis de l’« Algeria Bid Round 2024 » ont été ouverts en juin 2025. Cinq licences d’exploration ont été attribuées sur les blocs Ahara, Reggane II, Zarafa II, Toual II et Qarn El Qessa II. Les blocs ont été répartis entre plusieurs opérateurs. TotalEnergies et QatarEnergy ont obtenu une licence, tout comme le consortium ENI – PTTEP. ZPEC a également reçu une licence, de même que le consortium Zangas – Filada et le groupe SINOPEC.

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