Face aux tensions au Proche-Orient et aux risques de perturbation des chaînes d’approvisionnement, le ministère de l’Industrie pharmaceutique demande aux opérateurs de suivre de près leurs stocks en produits pharmaceutiques et de signaler toute difficulté afin de préserver la disponibilité des produits sur le marché national.
« Le ministère de l’Industrie pharmaceutique informe l’ensemble des établissements pharmaceutiques de fabrication, d’importation et d’exploitation qu’en raison des tensions géopolitiques affectant actuellement la région du Proche-Orient, des perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales sont susceptibles de survenir et de compromettre la disponibilité des produits pharmaceutiques sur le marché national dans les semaines et les mois à venir », indique le département de Ouacim Kouidri dans une note adressée ce dimanche 5 avril aux établissements pharmaceutiques.
Dans ce cadre, ajoute la même source, l’ensemble des établissements pharmaceutiques concernés sont instruits « d’observer, avec la plus grande rigueur et vigilance, l’évolution de leurs approvisionnements et de notifier sans délai aux services compétents du ministère toute menace ou difficulté susceptible d’impacter l’exécution de leurs programmes d’importation et de livraison en cours, qu’il s’agisse de produits finis ou d’intrants nécessaires à la production, à l’adresse électronique suivante: approvisionnements@miph.gov.dz « .
« Cette obligation s’inscrit dans le cadre de l’application des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, notamment celles prévues à l’article 162 de la loi n° 25-17 du 14 décembre 2025 portant loi de finances pour 2026, modifiant les dispositions de l’article 61 de la loi n° 22-24 du 25 décembre 2022 portant loi de finances pour 2023, lesquelles imposent aux établissements pharmaceutiques l’obligation : de déclarer les stocks de produits pharmaceutiques sur la plateforme numérique du ministère ; d’assurer la disponibilité des produits conformément aux programmes prévisionnels de fabrication ou d’importation validés et de signaler tout risque de non-respect desdits programmes, sous peine de l’application des sanctions prévues par ledit article », précise le ministère.
Le ministère de l’Industrie pharmaceutique « attache la plus haute importance au strict respect des dispositions de la présente note et compte sur la diligence de l’ensemble des établissements concernés pour assurer sa mise en œuvre immédiate », conclut la note.
Pour rappel, le ministère de l’Industrie pharmaceutique a également décidé d’alléger le dossier relatif à l’importation des matières premières pour la fabrication de médicaments. L’attestation de régulation pharmaceutique exigée, lors de l’accomplissement des formalités de domiciliation bancaire, pour l’importation des matières premières pharmaceutiques, a été supprimée, selon cette note datée du 1er avril adressée par le ministère à l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (Abef), qui l’a ensuite notifiée aux banques et aux établissements financiers.






