Huit pays de l’Opep+, dont l’Algérie, ont décidé d’augmenter leur production de pétrole à partir du mois d’avril, dans un contexte marqué par la guerre en Iran et les tensions sur les routes d’acheminement du brut.
Réunis ce dimanche 1er mars en visioconférence dans le cadre d’une réunion ministérielle de coordination, les représentants de l’Algérie, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de l’Irak, du Kazakhstan, du Koweït, d’Oman et de la Russie ont validé un nouvel ajustement de leurs volumes.
Selon le communiqué du groupe, les huit pays « ont convenu d’un ajustement de la production de 206.000 barils par jour », qui « sera mis en oeuvre en avril ». L’organisation précise que cette décision vise à soutenir l’équilibre du marché, alors que la situation géopolitique au Moyen-Orient demeure instable.
La réunion s’est tenue en présence du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab. À l’issue des échanges, le ministère a indiqué que cette décision est intervenue après un « échange approfondi et constructif sur les perspectives à court terme du marché pétrolier international, dans un environnement économique encore empreint d’incertitudes, mais porteur de signes encourageants d’amélioration graduelle ».
Les participants ont également relevé que « les ministres ont relevé que la modération actuelle de la demande, principalement liée à des facteurs saisonniers, devrait progressivement s’atténuer, laissant place à un raffermissement progressif de la consommation au cours des prochains mois ».
Pour l’Algérie, cet ajustement se traduira par une hausse de 6.000 barils par jour à partir du mois d’avril, portant la production nationale à 977.000 barils quotidiens, selon le ministère des Hydrocarbures et des Mines.
De son côté, l’Opep a précisé sur son site que cette décision tient compte « des perspectives économiques mondiales stables et des fondamentaux de marché solides, reflétés par des niveaux de stocks de pétrole faibles ».
Cette augmentation s’inscrit dans le cadre de la reprise progressive des niveaux de production antérieurs aux réductions volontaires, un processus engagé en avril 2025 et interrompu durant le premier trimestre 2026.
L’organisation a également rappelé que les réductions volontaires pourront être réajustées « partiellement ou intégralement en fonction de l’évolution du marché et de manière progressive », tout en soulignant que « les huit pays maintiennent une approche prudente et conservent une pleine flexibilité pour accroître, suspendre ou annuler la suppression progressive des ajustements volontaires de production ».
Les pays concernés ont, par ailleurs, noté que cette mesure « offrira aux pays participants l’opportunité d’accélérer leurs compensations ».
Les ministres des huit pays membres de l’Opep+ doivent se réunir de nouveau le 5 avril prochain afin d’examiner l’évolution du marché, la conformité aux engagements et les mécanismes de compensation.






