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Algérie : un dispositif exceptionnel pour des importations supplémentaires hors PPI

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L’Algérie a décidé d’introduire un dispositif exceptionnel pour permettre à certaines entreprises d’effectuer des demandes supplémentaires d’importation de matières premières, de pièces et d’équipements, en dehors du programme prévisionnel d’importation (PPI) déjà en vigueur.

Cette mesure concerne les opérateurs qui n’ont pas pu inscrire certains besoins dans le Programme prévisionnel d’importation (PPI) couvrant le second semestre 2026. Elle vise, en particulier, les situations jugées urgentes et liées à la continuité de la production ou à l’approvisionnement du marché. Les entreprises pourront déposer des tableaux estimatifs additionnels afin de demander des autorisations d’importation pour des besoins non prévus initialement.

Le député Tahar Benali, membre de la commission des finances et du budget à l’Assemblée populaire nationale (APN), a indiqué, cité dimanche 15 février par le journal Echourouk, que le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a présenté ce mécanisme lors des débats consacrés au projet de loi de règlement budgétaire de 2023.

D’après les précisions fournies, le PPI continue de fonctionner sur une base semestrielle et reste l’outil principal pour couvrir les besoins de production. Le dispositif exceptionnel vient s’y ajouter pour permettre, dans des cas précis, d’introduire des équipements, des composants ou des matières premières supplémentaires lorsque la situation l’exige.

Le ministère maintient, par ailleurs, le principe selon lequel tout produit fabriqué localement est interdit à l’importation, afin de protéger l’industrie nationale. En revanche, les produits qui ne sont pas fabriqués en Algérie peuvent être importés pour répondre aux besoins du marché et éviter toute pénurie.

Pour les produits fabriqués partiellement dans le pays, les autorités indiquent adopter une approche basée sur l’équilibre entre la satisfaction de la demande et la protection du produit local. Les importations sont alors limitées à la couverture d’un éventuel déficit.

À titre d’exemple, l’importation de pièces de rechange automobiles reste autorisée, mais uniquement sur la base d’une évaluation précise des besoins réels, de manière à garantir la poursuite des activités des opérateurs sans porter atteinte aux capacités de production nationales.

Le ministre a également expliqué que ces mesures s’inscrivent dans une démarche plus large de réorganisation du commerce extérieur, visant à rationaliser la facture d’importation et à orienter les ressources en devises vers les priorités économiques.

Dans le même cadre, il a rappelé que la politique de soutien aux exportations hors hydrocarbures repose désormais sur une approche durable, fondée sur l’accompagnement des entreprises productives, le renforcement des chaînes de valeur et l’amélioration de l’accès aux marchés étrangers, notamment en Afrique et dans le monde arabe.

Pour l’année 2023, plus de six milliards de dinars ont été mobilisés pour l’encadrement des échanges commerciaux et la promotion des exportations, avec un taux de consommation des crédits dépassant 81 %.

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