Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ali Khaldi, a inspecté ce lundi 19 octobre plusieurs installations du projet intégré Baladna Algérie dans la wilaya d’Adrar. Les travaux de construction de l’usine de lait en poudre affichent un taux d’avancement de 28 %, tandis que les préparatifs se poursuivent pour accueillir les premières vaches laitières attendues en novembre prochain en provenance des Etats-Unis.
La visite du ministre, accompagné du wali d’Adrar, Fodil Dhouifi, et de responsables du secteur, a porté sur les principales composantes de ce projet algéro-qatari destiné à développer la production de lait en poudre et à renforcer les capacités nationales dans la filière laitière.

Selon les services de la wilaya d’Adrar, le ministre du secteur a inspecté le chantier de construction de l’enclos d’isolement et de mise quarantaine des bovidés, situé à proximité de l’aérodrome d’Adrar. Cette infrastructure est destinée à recevoir les bovins importés avant leur transfert vers les installations d’élevage.
Les discussions ont porté sur les préparatifs logistiques, organisationnels et sanitaires nécessaires à la réception des animaux, ainsi que sur les conditions de prise en charge et le suivi de leur état de santé. Les premières arrivées sont prévues vers fin novembre 2026. L’importation de 30.000 vaches sera réalisée à travers un pont aérien en provenance de neuf (9) Etats américains, sur une période de 10 mois.

Le taux d’avancement de l’usine de lait en poudre s’élève à 28 %
Le ministre s’est également rendu dans la commune de Timokten, où il a inspecté la parcelle numéro 1, réservée à la construction de l’usine de lait en poudre. Il a pris connaissance des différentes étapes du chantier et des dispositions prévues pour la réalisation de cette infrastructure industrielle.
D’après le bilan présenté à l’issue de la visite, le taux d’avancement des travaux de l’usine s’élève à 28 %. Les responsables ont notamment exposé l’état d’avancement des unités d’évaporation et de séchage, ainsi que celui des autres installations industrielles.

Le ministre a donné des instructions concernant le suivi des travaux, la coordination entre les différents intervenants et le respect des délais fixés pour la réalisation du projet.
Constituer un cheptel de 224 000 têtes de bovins
À Fenoughil, Sid Ali Khaldi a visité la parcelle numéro 2, destinée à accueillir la ferme d’élevage bovin. Cette partie du projet comprend notamment les infrastructures d’élevage et les équipements nécessaires au développement de la production laitière.

Le programme présenté aux autorités prévoit la réalisation de 492 étables sur ce site. Les préparatifs portent également sur l’accueil du premier contingent de bovins, dont l’arrivée est attendue le mois prochain.

Le projet intégré Baladna Algérie s’étend sur une superficie totale annoncée de 219 000 hectares. À terme, il vise la constitution d’un cheptel de 224 000 têtes de bovins et une production annuelle estimée à 1,7 milliard de litres de lait. L’investissement, réalisé conjointement par le Fonds national d’investissement (FNI) et la société qatarie Baladna, est estimé à 3,5 milliards de dollars.

L’investissement associe la production agricole, notamment les cultures destinées à l’alimentation animale, l’élevage bovin et la transformation industrielle du lait. Il prévoit également le développement de la production de viande rouge.
Lors de sa visite, le ministre a affirmé que Baladna constituait « un modèle intégré de chaînes de valeur, alliant la mise en valeur agricole, la production et l’industrie de transformation ». Il a également souligné que le projet devait contribuer à réduire la facture des importations et à créer des emplois directs et indirects.

L’irrigation et les cultures
Sur la parcelle de Fenoughil, le ministre a aussi examiné les systèmes d’irrigation par pivot destinés à l’arrosage des superficies agricoles. Les explications présentées ont concerné les équipements mobilisés, leur état de préparation et leur capacité à répondre aux besoins en eau des cultures.
Les opérations de labour et de préparation des terres ont également été inspectées. L’objectif est de réunir les conditions nécessaires au développement des cultures agricoles et fourragères, indispensables à l’alimentation du cheptel.

La maîtrise de l’eau représente un enjeu important pour la mise en œuvre du projet dans cette région saharienne. Les systèmes d’irrigation doivent permettre de mieux gérer les ressources hydriques, tout en soutenant le développement des surfaces cultivées et la complémentarité entre les activités agricoles et l’élevage.
Le ministère de l’Agriculture doit, pour sa part, assurer l’accompagnement technique du projet ainsi que le suivi et le contrôle sanitaires et vétérinaires des animaux.
Début septembre, Baladna Algérie avait annoncé le lancement d’une campagne de recrutement visant à pourvoir progressivement 1 000 postes en 2027, avec un objectif à terme de 5 000 emplois directs, selon les informations communiquées par l’entreprise.







