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Gazoduc transsaharien : Ce qu’a dit le président Tebboune

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a évoqué le gazoduc transsaharien (TSGP) qu’il a présenté comme un projet stratégique reliant l’Afrique à l’Europe et susceptible de servir les intérêts du Nigeria et du Niger.

« Nous avons notre gaz à nous, l’Algérie n’est qu’une phase de passage du gazoduc », a-t-il précisé, lors de l’entrevue accordée à des médias nationaux et diffusée samedi soir. « Si on a besoin, on en prendra, mais nous avons notre gaz », a-t-il ajouté.

Sur l’avancement du TSGP, il a indiqué que les travaux préparatoires se poursuivaient du côté algérien et au Niger, notamment pour les études topographiques et les questions de sécurité. « Il ne reste que moins de 1 000 km en Algérie pour relier le gazoduc », a-t-il précisé.

Comparant ce projet au gazoduc envisagé via le Maroc, le président Tebboune a exprimé des réserves quant à la viabilité de ce dernier. « S’il y a un autre projet, qu’ils le fassent. Avec plus de 12 pays de passage qui prend chacun 5%, ce gazoduc sera vidé de son gaz avant d’arriver en Europe », a-t-il commenté.

Sur le volet énergétique, le chef de l’Etat a réaffirmé la position de l’Algérie au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), mettant en avant une approche fondée sur la responsabilité et la stabilité du marché. « L’Algérie est un pays responsable et on est intégré dans les décisions majoritaires des membres de l’organisation », a-t-il déclaré.

Il a également souligné la volonté algérienne d’atténuer les tensions sur les marchés pétroliers : « Nous essayons d’apaiser les tensions pour que les faibles ne souffrent pas des hausses des prix du pétrole. » « L’Algérie est un pays qui cherche la paix et la stabilité », a-t-il assuré.

Les navires algériens transitent par le détroit d’Ormuz

Dans le contexte des tensions régionales, le président Tebboune a, par ailleurs, indiqué que les navires algériens pouvaient transiter par le détroit d’Ormuz.

« Pour les navires qui transitent par le détroit d’Ormuz, ce n’est pas le premier ou le dernier. Il y a un mouvement de navires qui passent sans problème », a-t-il déclaré, assurant que « l’Algérie n’a de problème avec personne ». « Au contraire, certains créent des problèmes avec nous. »

« Nous ne sommes pas responsables de la crise du détroit d’Ormuz », a déclaré le président Tebboune qui a expliqué que le transit des navires algériens par ce passage stratégique pour le commerce mondial participe à la vision des grandes puissances pour la « stabilité du marché pétrolier ».

« Il n’y a aucune raison qui pourrait les pousser à s’en prendre à l’Algérie », a-t-il ajouté. « L’Algérie est un pays pacifique, celui qui demande une médiation de l’aide, nous sommes là », a-t-il dit.

Le président Tebboune a également évoqué l’escale technique effectuée par le président iranien Masoud Pezeshkian à l’aéroport d’Alger mardi 22 septembre. « Tout président qui demande d’atterrir dans un de nos aéroports est le bienvenu. C’est cela l’Algérie », a-t-il dit à ce propos.

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