La fermeture temporaire de l’oléoduc Est-Ouest en Arabie saoudite pourrait entraîner une nouvelle flambée des cours du pétrole à l’ouverture des marchés lundi. L’infrastructure, qui permet à Riyad d’acheminer une partie de sa production sans passer par le détroit d’Ormuz, a été endommagée lors d’attaques de drones attribuées par les autorités saoudiennes à des tirs provenant d’Irak.
Pour l’expert en énergie Damien Ernst, l’impact sur les marchés pourrait être important si les réparations devaient s’étendre sur plusieurs semaines. Le cours du Brent est actuellement à 104 dollars le baril, pourrait selon lui atteindre 150 dollars dès lundi.
« Je pense là qu’on va s’orienter sans doute vers un baril à 150 dollars s’ils n’arrivent pas à réparer rapidement le pipeline », craint Danien Ernst, professeur à l’ULiège et expert en énergie, cité ce samedi 12 septembre par le média belge RTL Info. « J’ai vu des photos des stations de pompage. L’une d’elles est complètement détruite. Ça risque de prendre des semaines, voire, des mois pour la réparer. C’est absolument catastrophique ».
Un axe important pour les exportations saoudiennes
Les autorités saoudiennes ont annoncé vendredi la suspension temporaire des opérations sur l’oléoduc Est-Ouest à la suite d’attaques survenues jeudi matin. Ces attaques, qui ont fait plusieurs blessés, ont également causé des dégâts sur plusieurs installations liées au réseau.
Selon le ministère saoudien des Affaires étrangères, les drones utilisés lors de ces attaques provenaient d’Irak.
L’oléoduc Est-Ouest constitue une voie d’exportation importante pour l’Arabie saoudite. Il peut transporter jusqu’à l’équivalent de 7 millions de barils de pétrole par jour.
Son importance s’est accrue depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Riyad l’utilisant davantage pour acheminer son pétrole vers les ports de la mer Rouge et éviter le passage par le détroit d’Ormuz.
La fermeture de cette infrastructure intervient ainsi dans un contexte déjà marqué par les tensions dans la région et les perturbations du transport maritime de pétrole. La durée nécessaire aux réparations sera donc suivie de près par les marchés pétroliers à partir de lundi.






