Les échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Italie se sont établis à près de 6,78 milliards d’euros durant les six premiers mois de 2026, selon des données d’Eurostat traitées par l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE) et rapportées vendredi 11 septembre par Agenzia Nova.
Entre janvier et juin, les importations italiennes depuis l’Algérie ont atteint 5,22 milliards d’euros, soit un recul de 4,8 % par rapport au premier semestre 2025. Dans le sens inverse, l’Italie a exporté vers l’Algérie pour 1,56 milliard d’euros de marchandises, en hausse de 7,5 % sur un an.
Le gaz domine les importations italiennes
Les importations italiennes depuis l’Algérie restent principalement concentrées sur les produits énergétiques. Le gaz naturel représente à lui seul environ 4,3 milliards d’euros, soit plus de 82 % des importations italiennes en provenance d’Algérie.
Les achats de gaz sont restés presque inchangés par rapport au premier semestre 2025, avec un léger recul de 0,06 %.
Les produits pétroliers raffinés constituent le deuxième poste d’importation, pour une valeur de 442 millions d’euros (-0,05 %). Le pétrole brut arrive ensuite avec 327 millions d’euros, en baisse de 0,7 %.
Les machines tirent les exportations italiennes
Les machines et équipements constituent le principal poste des exportations italiennes vers l’Algérie. Leur valeur s’est élevée à environ 650 millions d’euros, représentant plus de 40 % des ventes italiennes sur le marché algérien. Le secteur a enregistré une progression de 52,6 % en comparaison avec la même période de 2025.
Les produits issus du raffinage du pétrole arrivent en deuxième position, avec 231 millions d’euros d’exportations, en hausse de 19 %. Les produits chimiques et leurs dérivés ont représenté 112 millions d’euros (-14,4 %), devant les métaux de base avec 92 millions d’euros (-34,3 %). Les produits métalliques ouvrés, à l’exclusion des machines et équipements, ont atteint 70 millions d’euros (-9,2 %).
Dans le détail, les machines d’usage général ont enregistré la plus forte progression. Les exportations de cette catégorie ont atteint 280 millions d’euros, soit une hausse de 154,5 % sur un an. Elle comprend notamment les turbines, les pompes, les compresseurs et différents équipements fluidodynamiques.
Les ventes d’autres machines d’usage général se sont établies à 186 millions d’euros, en progression de 29,1 %. Cette catégorie regroupe notamment les équipements de levage et de manutention, les machines d’emballage ainsi que certains équipements destinés aux industries chimique et pétrochimique.
Les exportations d’autres machines spéciales ont, pour leur part, atteint 159 millions d’euros, en hausse de 10,8 %. Elles comprennent notamment des équipements utilisés dans les secteurs de la construction et des carrières, l’industrie agroalimentaire, la transformation des matières plastiques et l’imprimerie. À l’inverse, les exportations italiennes de produits chimiques de base et d’engrais ont diminué de 25,3 %, à 46 millions d’euros.
À noter qu’en 2025, l’Italie a été le premier client de l’Algérie, absorbant 25 % des exportations algériennes, et son troisième fournisseur, avec une part de 7,4 % des importations algériennes en provenance d’Italie. La même année, l’Union européenne (UE) est restée le principal débouché des exportations algériennes. Les 27 États membres ont représenté 68 % des ventes extérieures de l’Algérie.
Une nouvelle mission italienne prévue à Alger
Le développement des échanges intervient alors que les deux pays poursuivent leurs initiatives destinées à renforcer leur coopération économique. Le Forum d’affaires Italie-Algérie organisé en juillet 2025 avait constitué l’une des étapes de cette dynamique.
Une nouvelle mission commerciale est prévue à Alger les 28 et 29 septembre 2026. Elle sera organisée par l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ITA), en partenariat avec FederUnacoma.
La délégation italienne sera composée de 15 entreprises spécialisées dans les technologies agricoles. Les discussions porteront notamment sur le machinisme agricole, les systèmes d’irrigation et les solutions destinées à moderniser la production agricole en Algérie.
Cette mission doit ainsi permettre aux entreprises italiennes de développer leurs échanges avec les opérateurs algériens dans un secteur où les équipements et les technologies occupent une place croissante.







