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Moutons importés pour l’Aïd El Adha : le prix plafonné à 50.000 dinars

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Le prix du mouton importé pour l’Aïd El Adha 2026 ne dépassera pas 50.000 dinars. Cette décision a été prise lors de la réunion du Conseil des ministres présidée dimanche 8 mars par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. L’annonce intervient dans le cadre de l’opération d’importation d’un million de têtes ovines destinée à approvisionner le marché national à l’approche de la fête.

Dans le communiqué publié à l’issue de la réunion, il est indiqué que le chef de l’État « a décidé que le prix de vente du mouton importé, pour les citoyens, ne dépasse pas les 50.000 dinars algériens ». Il a également demandé aux services concernés « d’assurer un suivi rigoureux de l’opération d’importation et de commercialisation des moutons, tout en barrant la route à toutes les formes de fraude, de contrebande et de spéculation. »

Au début de la réunion, le président Tebboune a évoqué la question des prix sur le marché. Il a insisté « sur la nécessité d’un suivi quotidien sur le terrain, avec la plus grande fermeté, contre les spéculateurs concernant certains fruits et les viandes importées. » Dans ce cadre, il a aussi ordonné « d’engager immédiatement l’inscription des personnes impliquées sur des listes noires, et d’interdire définitivement à ces derniers toute activité d’importation ou commerciale. »

Lutte contre l’invasion des criquets

Le Conseil des ministres a également examiné la situation liée à la prolifération des criquets dans certaines régions du Sud. À ce sujet, le président Tebboune a ordonné « de renforcer les moyens de lutte contre le phénomène de prolifération des essaims de criquets qui menacent les récoltes agricoles dans l’extrême Sud. »

Il a par ailleurs recommandé « le recours aux méthodes et moyens scientifiques modernes afin d’accroître l’efficacité, tels que l’épandage aérien de pesticides, notamment dans nos zones frontalières, étant les premières zones de contact avec ce phénomène. » Le chef de l’État a aussi insisté sur « l’activation rigoureuse des cellules de veille, en recourant à des méthodes proactives, notamment à travers l’exploitation des images des satellites algériens et des moyens technologiques disponibles. »

Révision de la loi sur les circonscriptions électorales

Concernant le projet d’amendement de la loi définissant les circonscriptions électorales et le nombre de sièges au Parlement, le président Tebboune a demandé « la révision du projet d’amendement de cette loi en associant les partis politiques, et ce, avant l’adoption de la loi dans sa mouture finale. »

Il a également ordonné « la création d’une commission de suivi et de révision de l’amendement dudit projet de loi, devant se réunir au siège de la Présidence de la République, afin de statuer définitivement sur le nombre de sièges à pourvoir lors des élections du Parlement. »

Un plan national pour la jeunesse

Le Conseil des ministres a examiné le projet du Plan national jeunesse 2026-2029. Le chef de l’État a insisté « sur le droit des jeunes à revendiquer leurs droits, notamment en matière d’emploi et de prise en charge, sous toutes ses formes, mais dans un esprit patriotique qui prémunit la jeunesse contre toute exploitation par les forces obscurantistes qui ciblent notre pays et sa jeunesse. »

Dans ce cadre, il a demandé au ministre de la Jeunesse « de procéder à une vérification concernant le non-accès de certains jeunes à l’allocation chômage. » Il a également ordonné « de formuler des propositions et de nouvelles méthodes pour contribuer à la réduction des chiffres du chômage ».

Le président Tebboune a en outre appelé à « multiplier les efforts dans la lutte contre les stupéfiants, notamment dans les milieux des jeunes, et les prémunir contre un plan orchestré par-delà nos frontières ciblant cette catégorie vitale considérée comme le noyau de la société algérienne, caractérisée par un fort esprit patriotique. »

Dans le même contexte, il a demandé d’« accorder une importance capitale au sport scolaire et universitaire, en coordination avec les ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, afin qu’il constitue un catalyseur et une alternative permettant d’occuper les jeunes et de les détourner de tout vide susceptible de les éloigner de l’effort de construction nationale », et d’« intensifier les passerelles de communication entre les jeunes algériens à l’intérieur et à l’extérieur du pays, à travers diverses formes et approches susceptibles de renforcer le lien avec l’Algérie. »

Le chef de l’État a également décidé de « réhabiliter le rôle des maisons de jeunes et d’en ouvrir les portes selon des programmes choisis par les jeunes eux-mêmes, à raison d’au moins une maison de jeunes par commune, tout en renforçant le nombre des auberges de jeunes adaptées à leur époque et en les mettant à leur service. » Il a aussi appelé à « coordonner entre les ministères de la Jeunesse et de la Culture pour mettre en place des plans susceptibles d’attirer les jeunes algériens, en fonction de leurs orientations et de leurs besoins, tout en les associant à l’organisation et à la gestion de ces plans. »

Adaptation aux changements climatiques

Le Conseil des ministres a enfin abordé le Plan national d’adaptation aux changements climatiques. À ce sujet, le président Tebboune a demandé à la ministre du secteur d’« accroitre le nombre des laboratoires de contrôle des produits importés dans l’ensemble des ports et des aéroports, en coordination entre les ministères de l’Intérieur, du Commerce extérieur, de l’Environnement et des Transports. »

Il a également ordonné « d’accélérer la cadence de l’opération de traitement des eaux usées, à l’effet d’atteindre une phase d’exploitation accrue et de parvenir à un taux d’au moins 30%. »

Le chef de l’État a rappelé que « la protection et la préservation de la santé du citoyen exigent une véritable action sur le terrain ainsi que la conjugaison des efforts des organismes officiels et bénévoles, l’action environnementale s’inscrivant aujourd’hui dans l’acte économique et politique. » « Le rôle environnemental intervient, aujourd’hui, en accord avec la vision intégrée de la sécurité nationale et de la protection des citoyens contre tout risque potentiel », a-t-il dit.

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