Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, effectue, du 26 au 30 octobre, une visite de travail à Bergisch ladbach, en Allemagne, à la tête d’une délégation comprenant le Directeur général du groupe Saidal, Younes Bouarara, ainsi que des cadres du groupe, afin d’examiner les moyens d’établir un partenariat stratégique pour la production de thérapies innovantes en Algérie, indique un communiqué du ministère.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à consolider la souveraineté sanitaire nationale et à renforcer les capacités de l’industrie pharmaceutique algérienne, consacrant ainsi la place de l’Algérie en tant qu’acteur majeur de la sécurité sanitaire à l’échelle africaine, précise le communiqué ajoutant que le développement de thérapies innovantes et la localisation des biotechnologies avancées constituent des piliers essentiels de cette vision stratégique.
Cette visite, effectuée à l’invitation du Directeur général de la société Miltenyi Biotec, Boris Stoffel, leader mondial dans le domaine des biotechnologies et de la thérapie cellulaire, s’inscrit également dans le cadre du renforcement de la coopération entre l’Algérie et l’Allemagne et du développement des capacités nationales en matière de thérapies avancées.
Elle constitue une première étape vers la création d’un pôle de référence en thérapie cellulaire en Algérie, précise le communiqué, repris par l’APS.
Les entretiens entre M. Kouidri et le premier responsable de l’entreprise ont porté sur le développement de la thérapie par cellules souches en Algérie, une nouvelle génération de traitements qui ouvre des perspectives de guérison aux patients atteints de certains types de cancer et d’autres maladies incurables.
Dans ce contexte, le ministre a mis en avant les priorités stratégiques de l’Algérie en matière de thérapie cellulaire, notamment la localisation des traitements innovants, la réduction de leurs coûts, le renforcement de la souveraineté sanitaire nationale, ainsi que le développement des compétences et des technologies de pointe, ce qui permet d’améliorer la prise en charge des patients et de réduire le recours aux soins à l’étranger, avec l’ambition de créer un pôle régional au service de l’Algérie, de l’Afrique et du Moyen-Orient.
M. Kouidri a affirmé que l’objectif ne se limite pas à l’acquisition d’équipements et de technologies modernes, mais englobe la mise en place d’un partenariat industriel, scientifique et technologique durable, fondé sur le transfert de connaissances, la localisation de la technologie et le développement des capacités nationales, afin de garantir la maîtrise progressive de ces thérapies avancées et de renforcer l’autonomie de l’Algérie dans ce domaine stratégique.
De son côté, le directeur général du groupe Saidal, Younes Bouarara, a présenté les capacités industrielles et les expertises dont dispose le groupe, ainsi que les perspectives de sa contribution à la oncrétisation de cette orientation nationale, en renforçant l’intégration entre les capacités de production nationales et les biotechnologies modernes.
La visite a également permis de découvrir les installations de production de la société « Miltenyi Biotec », de prendre connaissance de ses capacités technologiques et de son expertise dans le domaine de la thérapie cellulaire, en sus d’explorer les opportunités de coopération dans les domaines du transfert de technologie, de la formation spécialisée et du développement des capacités nationales.
Ce partenariat complète et renforce la coopération existante avec l’Institut « Karolinska » en Suède, l’un des grands centres mondiaux de recherche médicale, auquel contribuent des compétences scientifiques algériennes de la diaspora dans les domaines de l’expertise scientifique, de la formation et de la recherche commune.
Ce partenariat permettra également d’établir une coopération intégrée associant l’Algérie, l’Allemagne et la Suède, et reliant technologie industrielle, recherche scientifique et compétences nationales, conclut le communiqué.







