Le projet industriel Sokon Algérie, destiné à produire des bus et des camions à Batna, devrait entrer en exploitation en janvier 2027. Le taux de réalisation de la première ligne de production atteint actuellement 95%, selon l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI).

Le directeur général de l’AAPI, Omar Rekkache, a effectué ce samedi 17 octobre 2026 une visite sur le site du projet, dans la zone d’activités de Zana Beida, en compagnie du wali de Batna, Riadh Ben Ahmed. Cette visite avait pour objectif de suivre l’état d’avancement des travaux.


Implanté sur une superficie de 13,6 hectares, le projet est conçu comme un complexe industriel comprenant trois unités. La première regroupe trois lignes de production consacrées aux bus et aux camions. Le site comprend également une unité de soudage des structures des véhicules, une unité de peinture, ainsi que des espaces dédiés à la logistique et au stockage des véhicules finis.
L’investissement est évalué à 9,8 milliards de dinars, selon les nouvelles données communiquées par l’AAPI. La capacité de production prévue est de 60.000 véhicules par an, dans plusieurs catégories de camions et de bus de la marque chinoise SOKON.

Le projet prévoit également le développement d’une marque locale, HANOU, en partenariat avec le constructeur chinois. L’AAPI présente cette orientation comme une composante du projet visant à développer la production locale dans le secteur des véhicules utilitaires.



Une première ligne à 95% de réalisation
La première ligne de production affiche un taux de réalisation de 95%. Sa mise en exploitation est désormais prévue pour janvier 2027.

Le projet doit également générer des emplois. L’AAPI indique que 450 postes directs sont prévus dans une première étape, avant d’atteindre 1.350 postes dans une seconde phase. Des milliers d’emplois indirects sont également attendus autour de l’activité industrielle.

Lors de sa visite, Omar Rekkache a souligné que le projet s’inscrit dans les efforts visant à développer les industries mécaniques et la fabrication de véhicules utilitaires en Algérie. Il a notamment mis l’accent sur « le relèvement des taux d’intégration locale et le développement d’un réseau de sous-traitance efficace ».

Selon le directeur général de l’AAPI, le projet devrait aussi avoir des effets sur l’activité économique locale, notamment à travers la création d’emplois et le développement des activités liées à l’industrie automobile.

Sur le volet de la formation, l’AAPI indique qu’une coordination est prévue avec le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels afin de répondre aux besoins du projet en matière de main-d’œuvre qualifiée. L’objectif est de disposer de compétences adaptées aux différents métiers et spécialités nécessaires au fonctionnement de l’usine.

Omar Rekkache a par ailleurs salué l’accompagnement assuré par les autorités locales. Il a notamment relevé les efforts engagés pour « assainir les assiettes foncières économiques, les mobiliser et les mettre à la disposition de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement », afin de permettre leur attribution aux investisseurs et la réalisation de leurs projets.







