Les réunions annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) s’ouvriront lundi à Bangkok (Thaïlande), dans un contexte économique mondial marqué par de nombreuses mutations géopolitiques, notamment celles en cours au Moyen-Orient, qui ont des répercussions importantes sur la croissance économique mondiale à court terme.
Cet événement constituera une plateforme d’échanges réunissant des dirigeants de pays, des gouverneurs de banques centrales ainsi que des experts, afin d’examiner les défis économiques actuels et de rechercher les moyens d’accélérer le développement dans le monde.
Cette rencontre intervient dans le sillage de profondes fluctuations, notamment au Moyen-Orient, qui ont fortement affecté les marchés mondiaux de l’énergie, ainsi que par une intensification des pressions inflationnistes résultant de la hausse des coûts du transport et de la logistique.
Les participants examineront plusieurs thèmes notamment le rôle et l’importance de l’intelligence artificielle dans le soutien au développement économique, les mécanismes visant à attirer les investissements et le renforcement de l’accès aux financements nécessaires.
Durant sept jours, les participants se pencheront sur les moyens de résoudre plusieurs problématiques et de faire face aux répercussions de la conjoncture économique mondiale. Les discussions porteront notamment sur les mécanismes de mobilisation des ressources financières nécessaires au financement des projets visant à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), la mise en évidence du rôle de l’intelligence artificielle dans l’économie mondiale et la correction des déséquilibres structurels qui entravent sa contribution au développement.
Les travaux porteront également sur le soutien aux petites entreprises et aux projets de petite taille, dans l’objectif de réduire la pauvreté dans le monde et de créer de nouveaux emplois.
A la veille de ces réunions, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a souligné que l’économie mondiale était confrontée, d’une part, aux fluctuations des marchés de l’énergie et, d’autre part, à des niveaux inédits de dette publique, ainsi qu’aux risques liés à l’essor des investissements dans le domaine de l’intelligence artificielle.
Elle a appelé les gouvernements à prendre des mesures préventives en matière de politiques budgétaire et monétaire.
De son côté, la Banque mondiale a indiqué que les pays renforçant leurs capacités de résilience étaient mieux placés pour tirer parti des opportunités futures, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle.
Il convient de rappeler que la Banque mondiale a relevé, au cours du mois en cours, ses prévisions de croissance économique pour l’Afrique à 4,3 % en 2026, contre 4,1 % en avril dernier. Cette révision s’explique par les différentes réformes engagées par les pays de la région, qui commencent à porter leurs fruits, notamment en leur permettant de mieux faire face aux tensions géopolitiques mondiales.
Ces données témoignent de la capacité des pays du continent à mobiliser leurs ressources et à développer des mécanismes innovants, à l’instar de l’intelligence artificielle, afin d’améliorer la productivité des différents secteurs et de réaliser la transformation économique.
La Banque mondiale a appelé les gouvernements africains à investir dans l’intelligence artificielle afin d’accroître la productivité et de créer des emplois. Elle a cité des applications dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et des petites entreprises, tout en soulignant la nécessité de renforcer les infrastructures numériques et d’assurer la protection des données.
APS







