Les ressortissants algériens occupent la première place parmi les étrangers ayant fait l’objet d’une décision d’éloignement dans les pays de l’Union européenne (UE) au cours du premier semestre 2026. La France arrive, de son côté, en tête des États membres ayant prononcé le plus grand nombre de ces décisions.
Selon les données publiées par Eurostat, les pays de l’UE ont délivré 225 155 décisions de quitter leur territoire à des ressortissants de pays tiers en situation irrégulière entre janvier et juin 2026.
Sur le total enregistré durant cette période, les Algériens représentent 21 495 décisions, dont 11 105 au premier trimestre et 10 390 au deuxième. Ils devancent les Marocains, qui comptabilisent 12 635 décisions, ainsi que les Syriens, avec 10 535 cas.
La France enregistre le plus grand nombre de décisions
Parmi les pays européens, la France arrive largement en tête avec 67 300 obligations de quitter le territoire français (OQTF) prononcées durant les six premiers mois de l’année.
Le Portugal occupe la deuxième position avec 18 815 décisions, suivi de l’Allemagne (18 520) et de l’Espagne (17 100). Les Pays-Bas enregistrent 15 665 décisions, contre 13 810 pour la Belgique. L’Italie arrive ensuite avec 9 575 décisions d’éloignement.
Ces chiffres concernent les décisions administratives prononcées et non les expulsions effectivement réalisées. En effet, une obligation de quitter le territoire ne signifie pas nécessairement que la personne concernée a été renvoyée dans son pays d’origine.
L’écart entre les décisions et leur exécution reste important. En France, où le nombre d’OQTF est le plus élevé de l’UE, le taux d’exécution des mesures d’éloignement est estimé à environ 11 % sur la période considérée.
Les Algériens absents du classement des expulsions exécutées
Si les Algériens arrivent en première position pour les décisions d’éloignement, ils ne figurent pas parmi les principales nationalités concernées par les expulsions effectivement réalisées au cours du premier semestre 2026.
Ce classement est dominé par les ressortissants turcs, avec 7 320 éloignements exécutés, suivis des Géorgiens, dont le nombre atteint 4 200.
Cette différence entre les décisions prononcées et les mesures appliquées montre que le nombre d’ordres de quitter le territoire ne reflète pas directement celui des personnes effectivement expulsées.







