Le projet de loi de finances (PLF) 2027 prévoit 82 948 nouvelles créations de postes budgétaires dans la Fonction publique, auxquelles s’ajoutent 42 727 recrutements destinés à pourvoir des postes déjà existants mais vacants. Au total, 125 675 postes sont ainsi concernés par les mesures prévues pour l’année prochaine, selon le rapport de présentation du texte.
Les secteurs de l’Éducation nationale et la Santé représentent à eux seuls 74 552 des nouvelles créations, soit près de 90% du total. L’Éducation nationale bénéficie de 46 223 postes, tandis que le secteur de la Santé en compte 28 329.
Avec ces nouvelles créations, l’Éducation nationale reste le principal secteur concerné par le renforcement des effectifs. Les postes doivent notamment répondre aux besoins en personnel des établissements scolaires, aussi bien sur le plan pédagogique qu’administratif. Le secteur bénéficie également de 7000 postes au titre du « produit de la formation ».
Pour 2027, les crédits de paiement destinés à l’Éducation nationale sont fixés à 1875,32 milliards de dinars. Le secteur arrive au troisième rang en matière de crédits, après les Finances, avec 3614,41 milliards de dinars, et la Défense nationale, dotée de 2820 milliards de dinars.
Les crédits affectés à l’Éducation nationale sont également supérieurs à ceux prévus pour l’Intérieur, les Collectivités locales et les Transports, qui totalisent 1656,56 milliards de dinars. La Santé dispose, de son côté, de 1138,72 milliards de dinars de crédits de paiement, ce qui la place au cinquième rang.
28 329 postes pour la Santé
Le secteur de la Santé doit bénéficier de 28 329 nouveaux postes budgétaires. Parmi eux, 21 836 sont prévus au titre du « produit de la formation ».
Le PLF 2027 prévoit par ailleurs une participation de 180 milliards de dinars des organismes de Sécurité sociale au financement des prestations de santé destinées aux assurés sociaux et à leurs ayants droit. Cette contribution doit notamment participer à la prise en charge des dépenses liées aux soins dans les établissements hospitaliers et les centres hospitalo-universitaires (CHU).
L’État continuera, pour sa part, à financer les actions de prévention, la formation, la recherche médicale ainsi que les soins destinés aux personnes démunies qui ne disposent pas d’une couverture sociale.
D’autres secteurs sont également concernés par les créations de postes. L’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique bénéficient de 2800 postes, contre 2518 pour les Finances. La Solidarité nationale compte 1034 nouveaux postes et le Commerce intérieur 500.
À eux seuls, ces six secteurs regroupent 81 404 des 82 948 créations prévues dans le PLF. Le rapport mentionne également 31 112 postes au sein des établissements publics à caractère administratif (EPA), sans préciser dans le détail leur répartition entre les différents secteurs.
42 727 postes vacants à pourvoir
En plus des nouvelles créations, le projet de loi prévoit le recrutement sur 42 727 postes budgétaires déjà existants mais actuellement vacants. Parmi ces postes, 13 328 se trouvent au niveau des EPA.
Ces recrutements ne correspondent donc pas à de nouvelles créations budgétaires. Ils concernent des postes déjà inscrits dans les effectifs de l’État mais qui ne sont pas pourvus.
En prenant en compte les deux catégories, le nombre de postes à pourvoir en 2027 atteint ainsi 125 675. Le nombre total de postes budgétaires de l’État passerait, selon les prévisions du PLF, de 2 898 814 en 2026 à 2 981 762 en 2027.
Cette évolution s’accompagne d’une progression de la masse salariale. Celle-ci est estimée à 6087 milliards de dinars dans le budget 2027, soit une hausse de 161 milliards de dinars, correspondant à 2,7% par rapport à l’exercice précédent. Le rapport lie notamment cette évolution aux besoins en personnel et au renforcement des structures publiques.







