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Forum de l’Unesco : l’Algérie plaide pour une agence internationale de gouvernance de l’IA

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Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a appelé, mardi, à réduire les écarts de capacités en matière d’intelligence artificielle (IA) et à renforcer la souveraineté nationale dans ce domaine, plaidant pour la création d’une agence internationale dédiée à la gouvernance de l’IA garantissant une coopération équitable au service de l’humanité, indique un communiqué du ministère.

Participant à une rencontre ministérielle à huis clos, en marge de la 4e édition du Forum mondial de l’Unesco sur l’éthique de l’IA, qui se tient à Riyadh (Arabie saoudite), M. Zerrouki a mis en garde contre la concentration, entre les mains d’un nombre limité de pays et d’entreprises, des capacités nécessaires pour concevoir, développer et faire fonctionner les systèmes d’intelligence artificielle.

Il a relevé que, pour de nombreux pays, « le défi ne se limite pas uniquement au volet réglementaire, mais englobe aussi l’accès à la puissance de calcul, aux infrastructures de données, à l’énergie, aux compétences, aux modèles et au financement ».

Cette concentration des capacités, a-t-il averti, « n’est pas sans conséquence ». « Sa persistance impliquera la participation de plusieurs pays à la gouvernance en étant en situation de dépendance structurelle à l’égard de décisions prises ailleurs », a-t-il prévenu.

La souveraineté dans le domaine de l’intelligence artificielle « ne doit surtout pas être comprise comme un repli technologique », a-t-il dit, selon l’APS, expliquant qu’elle suppose au contraire de « disposer d’une capacité nationale suffisante pour comprendre, évaluer, gouverner et développer progressivement les systèmes qui structurent désormais nos économies, nos administrations et nos sociétés ».

Dans cette perspective, M. Zerrouki a appelé à « opérer un saut qualitatif dans la coopération internationale dans le domaine de l’intelligence artificielle », afin de passer « d’une logique de formation à une logique de renforcement des capacités effectives ».

Il a également insisté sur le rôle que doit jouer l’Unesco dans « la définition d’un cadre opérationnel établissant un seuil minimal de capacités de gouvernance et de compétences techniques pour chaque Etat membre ».

« Une intelligence artificielle éthique implique une capacité équitable de participer à sa conception », a-t-il soutenu, soulignant qu’« il ne saurait y avoir de règles mondiales pour l’intelligence artificielle sans une capacité d’action mondiale ».

Aussi, a-t-il plaidé pour la création d’une agence internationale dédiée à la gouvernance de l’intelligence artificielle, insistant sur « la nécessité d’une large concertation internationale, afin de garantir sa complémentarité avec les cadres existants et de renforcer la coordination des efforts internationaux en la matière, au service de l’humanité et sans entraver l’innovation ».

Pour rappel, la 4e édition du Forum mondial de l’Unesco sur l’éthique de l’IA est organisée à Riyadh, en partenariat avec l’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle.

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