Une juge fédérale américaine a invalidé le gel de la délivrance des visas d’immigration imposé depuis janvier 2026 par l’administration de Donald Trump aux ressortissants de 75 pays, dont l’Algérie.
La mesure avait été décidée par le Département d’État américain le 21 janvier 2026 dans le cadre du durcissement de la politique migratoire de la nouvelle administration. Elle concernait les personnes souhaitant obtenir un visa leur permettant de s’installer de manière permanente aux États-Unis.
Vendredi 21 août, la juge fédérale Jeannette Vargas, du tribunal de New York, a annulé cette décision. Dans son jugement, elle a considéré que cette mesure était « contraire à la loi » et qu’elle avait « été prise au-delà des pouvoirs légaux conférés au secrétaire d’État », Marco Rubio.
Le gel des visas s’appliquait notamment aux ressortissants de plusieurs pays du Maghreb, dont l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Libye, ainsi qu’à plusieurs autres pays africains.
L’administration américaine avait expliqué cette suspension par le risque que certains demandeurs puissent « recourir aux prestations sociales ou de devenir une charge pour les finances publiques ».
Les consignes adressées aux services consulaires américains dans les pays concernés prévoyaient le refus des demandes de visas d’immigration, y compris lorsque les candidats apportaient des éléments démontrant qu’ils ne représenteraient pas une charge pour les finances publiques américaines.
La décision de la juge fédérale met fin au fondement juridique de ce gel. Les demandeurs algériens souhaitant obtenir un visa d’immigration pour s’installer durablement aux États-Unis peuvent ainsi de nouveau déposer leur demande dans le cadre des procédures habituelles.
Cette reprise ne signifie toutefois pas que les visas sont automatiquement accordés. Les demandeurs doivent toujours satisfaire aux conditions prévues par la législation américaine sur l’immigration et faire l’objet des vérifications consulaires habituelles.
Cette décision intervient alors que plusieurs mesures de la politique migratoire de Donald Trump ont été contestées devant les tribunaux américains.
En juin, un juge fédéral avait notamment annulé les frais de 100 000 dollars demandés pour certains visas de travail. À la fin du même mois, la Cour suprême avait également bloqué un décret visant à limiter le droit du sol pour certains enfants nés aux États-Unis de parents immigrés en situation irrégulière.







