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IDE : l’Algérie a attiré 1,53 milliard de dollars en 2025, selon la CNUCED

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L’Algérie a attiré plus d’investissements directs étrangers (IDE) en 2025, selon le Rapport sur l’investissement dans le monde 2026 publié le 7 juillet par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Le pays a attiré 1,53 milliard de dollars d’IDE en 2025, contre 1,295 milliard de dollars en 2024, soit une hausse d’environ de 235 millions de dollars (+18,6%). Ces IDE ont été attirés notamment dans le secteur des hydrocarbures. Avec ce résultat, l’Algérie se classe au 14e rang des pays africains ayant reçu le plus d’investissements étrangers l’an dernier.

En Afrique du Nord, elle occupe la troisième place derrière l’Égypte, qui demeure la première destination du continent avec 15,45 milliards de dollars, et le Maroc, qui a attiré 3,33 milliards de dollars.

Les flux vers l’Afrique en baisse après une année exceptionnelle

À l’échelle du continent, les flux d’IDE se sont établis à 69,5 milliards de dollars en 2025, contre 94,29 milliards de dollars en 2024 (-26%).

La CNUCED explique que le niveau particulièrement élevé enregistré en 2024 avait été porté par un nombre limité de très grandes opérations. Malgré ce recul, le montant enregistré en 2025 représente le troisième niveau le plus élevé observé en Afrique depuis 1990 et demeure supérieur à la moyenne de long terme.

L’Égypte reste la première destination des investissements étrangers en Afrique avec 15,45 milliards de dollars. Elle est suivie par la Guinée (7,76 milliards), le Mozambique (5,69 milliards), le Nigeria (4 milliards), l’Éthiopie (3,79 milliards), l’Ouganda (3,35 milliards), le Maroc (3,33 milliards), le Kenya (3,20 milliards), l’Afrique du Sud (2,31 milliards), la Côte d’Ivoire (2,02 milliards), le Ghana (1,90 milliard), la République démocratique du Congo (1,85 milliard), la Tanzanie (1,71 milliard), l’Algérie (1,53 milliard), la Namibie (1,44 milliard), la Zambie (1,29 milliard), la Tunisie (1,17 milliard) et l’Angola (1,14 milliard).

Selon le rapport, les investisseurs continuent de s’intéresser à l’Afrique, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des technologies et des ressources minérales. Les auteurs soulignent toutefois que les bénéfices de ces investissements restent concentrés dans un nombre limité de pays et de secteurs.

La CNUCED observe également que si la valeur des projets d’investissement de création d’activités (greenfield) a diminué, leur nombre a augmenté, ce qui traduit la poursuite des décisions d’investissement malgré un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et l’incertitude.

Le rapport souligne que le principal défi pour les pays africains consiste à transformer ces investissements en développement industriel, en création d’emplois, en transferts de technologies et en diversification économique, notamment à travers le développement des infrastructures, des compétences et des chaînes de valeur locales.

L’Afrique du Nord reste en tête des sous-régions

Avec 22,39 milliards de dollars d’IDE en 2025, contre 51,26 milliards un an auparavant, l’Afrique du Nord demeure la première sous-région africaine en matière d’investissements étrangers, malgré une forte baisse liée principalement au recul des flux vers l’Égypte.

Dans cette sous-région, l’Égypte arrive en tête avec 15,45 milliards de dollars, devant le Maroc (3,33 milliards), l’Algérie (1,53 milliard) et la Tunisie (1,17 milliard).

L’Afrique de l’Ouest occupe la deuxième place avec 19,18 milliards de dollars, en hausse par rapport aux 13,61 milliards enregistrés en 2024. Cette progression est portée notamment par la Guinée (7,76 milliards de dollars), le Nigeria (4 milliards), la Côte d’Ivoire (2,02 milliards) et le Ghana (1,90 milliard).

L’Afrique de l’Est se classe troisième avec 14,59 milliards de dollars contre 13,02 milliards en 2024. L’Éthiopie (3,79 milliards), l’Ouganda (3,35 milliards), le Kenya (3,20 milliards) et la Tanzanie (1,71 milliard) figurent parmi les principaux bénéficiaires.

L’Afrique australe a attiré 8,06 milliards de dollars, contre 10,25 milliards l’année précédente. Le Mozambique domine la sous-région avec 5,69 milliards de dollars, devant l’Afrique du Sud (2,31 milliards), la Namibie (1,44 milliard), la Zambie (1,29 milliard) et l’Angola (1,14 milliard).

Enfin, l’Afrique centrale a reçu 4,82 milliards de dollars d’IDE, contre 6,13 milliards en 2024. La République démocratique du Congo demeure le principal pays d’accueil de cette sous-région avec 1,85 milliard de dollars.

Une reprise mondiale portée par quelques économies

À l’échelle mondiale, les investissements directs étrangers ont progressé de 6 % en 2025 pour atteindre 1.600 milliards de dollars, après deux années de baisse. En excluant les flux de transit via les grands centres financiers européens, la hausse est de 4 %.

La CNUCED relève toutefois que cette reprise reste concentrée sur un nombre limité d’économies. Les vingt principales destinations ont capté plus de 80 % des flux mondiaux.

Les pays en développement ont connu des évolutions contrastées. L’Asie en développement demeure la première région bénéficiaire avec 644 milliards de dollars. L’Amérique latine et les Caraïbes ont reçu environ 188 milliards de dollars, en hausse de 14 %, tandis que l’Afrique a enregistré près de 70 milliards de dollars.

Le rapport met également en évidence une évolution des politiques d’investissement. En 2025, les gouvernements ont adopté un nombre record de 229 mesures dans ce domaine. Une partie importante vise à orienter les investissements vers des secteurs jugés stratégiques, notamment les énergies propres, les infrastructures numériques, les semi-conducteurs, les technologies avancées et les minerais critiques.

Les annonces de nouveaux projets dans ces secteurs sont passées de 109 milliards de dollars en 2020 à 576 milliards de dollars en 2025. En revanche, les économies à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur n’ont attiré qu’environ 10 % de ces investissements.

Le secrétaire général adjoint par intérim de la CNUCED, Pedro Manuel Moreno, estime que « les choix politiques effectués aujourd’hui détermineront si l’investissement direct étranger devient un moteur de développement partagé ou accentue les divergences. »

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