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Sortie de la liste grise du GAFI : l’ambassade des États-Unis félicite l’Algérie

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L’ambassade des États-Unis en Algérie a félicité, ce mardi 23 juin, les autorités algériennes après le retrait du pays de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, elle a également réaffirmé son soutien aux efforts menés par l’Algérie dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, tout en soulignant l’importance de la coopération entre les deux pays en matière de transparence financière.

« Félicitations à l’Algérie pour sa sortie réussie de la « liste grise » du Groupe d’action financière (GAFI) ! », écrit l’ambassade des États-Unis à Alger. Elle ajoute : « L’ambassade des États-Unis à Alger est fière de soutenir les efforts du gouvernement algérien dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. »

L’ambassade américaine précise également : « Nous nous réjouissons des progrès accomplis par l’Algérie dans ce domaine et de la poursuite de notre coopération afin de promouvoir une plus grande transparence financière. »

Pour rappel, la décision du GAFI a été annoncée vendredi dernier à l’issue de sa réunion plénière tenue au siège de l’OCDE à Paris. Le retrait de l’Algérie de la liste grise, qui concerne les juridictions sous surveillance renforcée, a été adopté à l’unanimité par les membres de l’organisation.

L’Algérie était représentée lors de cette session par une délégation conduite par le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, et le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohammed Lamine Lebbou.

Selon le communiqué du GAFI, cette décision fait suite aux « visites concluantes sur place pour les progrès positifs accomplis dans la correction des carences stratégiques en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération LBC/FT.FPP ».

Le GAFI indique également que, comme la Namibie, l’Algérie a « achevé les plans d’action dans les délais impartis et ne sera plus soumise au processus de surveillance renforcée du Groupe d’action financière ».

L’organisation précise que l’Algérie « continuera de travailler avec son organisme régional de type GAFI (ERS), MENAFATF…, afin de maintenir les améliorations apportées à son système de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la protection des fonds de pension ».

De son côté, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est revenu dimanche, lors du Conseil des ministres, sur cette décision. Il a félicité le ministre des Finances, la Banque d’Algérie ainsi que les cadres du secteur pour « leurs efforts ayant permis à l’Algérie de sortir de cette liste ».

Il a également rappelé que « la réputation de l’Algérie avait été fortement entachée sur le plan international en raison des dépassements financiers qui prévalaient avant 2019 ».

Selon lui, « cette décision constitue une reconnaissance internationale attestant que l’Algérie s’est aujourd’hui, définitivement et de manière irréversible, affranchie de l’ère du blanchiment d’argent et des crimes liés aux mouvements de capitaux ».

Le chef de l’État a enfin enjoint « aux ministres des Finances et de la Justice d’œuvrer avec rigueur et fermeté à prévenir tout dépassement dans les transactions financières à l’avenir et de garantir la transparence… ».

Sur le plan interne, l’Algérie a engagé plusieurs réformes juridiques et réglementaires pour renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et la corruption. La Banque d’Algérie a notamment mis en place des mesures de contrôle sur les mouvements de capitaux et le dispositif d’identification des clients.

La directive LBA/FT a renforcé les obligations de vigilance des institutions financières, des banques et d’Algérie Poste, afin d’encadrer les opérations et de limiter les risques liés à l’anonymat.

Le nouveau cadre impose une identification stricte des clients, qu’ils soient permanents ou occasionnels, ainsi que des intermédiaires, représentants légaux et bénéficiaires effectifs. Des mécanismes de contrôle des transactions en espèces ont également été introduits, sur la base d’une approche fondée sur l’évaluation des risques.

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