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Sept périmètres, 1,8 milliard de barils… : le président d’Alnaft détaille l’appel à concurrence Algeria Bid Round 2026

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Le président du Comité de direction de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), Samir Bakhti, est revenu ce lundi sur les détails de l’appel à concurrence « Algeria Bid Round 2026«  lancé dimanche 19 avril, lors de son passage dans l’émission « L’invité du jour » sur la chaîne 3 de la Radio algérienne.

À cette occasion, il a expliqué que cette nouvelle édition concerne sept périmètres pétroliers considérés comme parmi les plus intéressants du domaine minier national, mettant en avant des ressources importantes et un cadre revu, basé notamment sur la transparence et la numérisation.

« L’appel à la concurrence, c’est Alnaft qui offre à l’industrie Oil and Gas mondiale et nationale des opportunités d’investir », a déclaré M. Bakhti, rappelant « qu’une première expérience avait déjà été menée en 2024 ». Pour cette édition, le processus s’appuie sur un « Nomination Process » lancé à la fin de l’année 2025, au cours duquel 24 projets ont été proposés à des acteurs du secteur.

Selon lui, « le nombre de compagnies qui ont consulté a atteint les 70 compagnies », ce qui a permis de recueillir des retours jugés utiles. À partir de ces échanges et des priorités nationales, sept zones ont été retenues : El Menzel, Ahara, Reggane II, Touggourt Sud, Berkine Est, Gourara et Illizi Ouest. Ces périmètres couvrent plusieurs bassins et concernent à la fois des projets d’exploration et d’exploitation.

Concernant les ressources, M. Bakhti a indiqué que « On cumule, pour l’ensemble des périmètres, environ 1,8 milliard de barils de ressources ». Il a également mentionné « 8,63 milliards de mètres cubes de gaz en ressources », ainsi que « 239 millions de barils et 19 milliards de mètres cubes de gaz en réserves déjà découvertes ». Il a précisé que ces données constituent « la base des offres proposées aux investisseurs pour élaborer leurs programmes d’exploration et de développement. »

Le responsable a aussi détaillé les critères de sélection. « L’évaluation des offres se basera sur le nombre de puits, les superficies sismiques et les études proposées », a-t-il expliqué. L’objectif affiché est d’encourager des investissements concrets et d’installer des relations durables. « On vise des partenariats solides, de long terme », a-t-il insisté, en soulignant l’importance d’une préqualification technique et financière des candidats.

Dans ce cadre, il a ajouté : « Il faut s’assurer que ce partenaire exerce selon les standards de l’industrie et qu’il a la capacité de lever les fonds nécessaires ». Cette démarche vise à garantir que les projets soient menés dans de bonnes conditions.

Par ailleurs, Alnaft souhaite élargir le nombre de partenaires étrangers. « Nous voudrions diversifier la présence du partenariat étranger en Algérie », a affirmé M. Bakhti, rappelant l’intérêt déjà exprimé par des entreprises venant de différentes régions du monde. Le dispositif reste également accessible aux opérateurs privés nationaux.

Sur le plan contractuel, six périmètres seront proposés sous forme de contrats de partage de production, tandis qu’un seul sera exploité sous forme de participation. « Il faudrait que ce soit gagnant-gagnant », a souligné le responsable, insistant sur « la nécessité d’un équilibre économique pour assurer la viabilité des projets. »

Le calendrier de cette opération a été précisé. Lancée le 19 avril 2026, elle comprend une phase d’inscription et de préqualification jusqu’au 1er juin 2026. Les entreprises retenues auront ensuite accès au « data package », qui regroupe les informations géologiques et géophysiques nécessaires. « La clôture du processus est prévue pour le 26 novembre 2026, avec une séance publique d’ouverture et d’attribution des offres », selon M Bakhti.

Un autre point mis en avant concerne la digitalisation du processus. « Tout a été digitalisé », a-t-il affirmé, précisant que « l’inscription se fait via une plateforme en ligne, et les sessions de data room se dérouleront en mode virtuel, permettant aux investisseurs d’accéder aux données sans se déplacer. »

Il a tenu à rappeler que « cette initiative s’inscrit dans une stratégie de long terme et non dans une logique conjoncturelle ». « On a commencé à préparer ce cycle depuis août 2025 », a-t-il indiqué, écartant tout lien direct avec le contexte énergétique actuel.

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