Au 30 novembre 2025, 3.571 décès et 34.953 blessées dans 25.538 accidents de la route enregistrés en Algérie. Ces chiffres traduisent également des hausses de « 2,86% pour les accidents, 4,22% pour les blessés et 1,95% concernant les décès. »
Ces données ont été communiquées par Lahcen Boubka, directeur d’études à la Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR), lors de son intervention ce lundi 5 janvier dans l’émission L’invité du jour sur la Chaîne 3 de la Radio algérienne. Il a attiré l’attention sur la persistance du phénomène des accidents de la circulation à l’échelle nationale.
Dans le même registre, la Protection civile a indiqué que, durant les dernières 24 heures, « 9 personnes sont décédées et 220 autres ont été blessées dans des accidents de la route à différentes régions du pays ». Une situation qui continue de susciter des interrogations sur l’efficacité des dispositifs de prévention et de contrôle mis en œuvre.
Abordant l’aspect réglementaire, M. Boubka a rappelé que le projet de loi portant révision du Code de la route, récemment adopté par l’Assemblée populaire nationale (APN) et prochainement soumis au Conseil de la nation, s’inscrit dans une démarche de réorganisation du cadre juridique.
Selon lui, ce texte ne se limite pas au renforcement des sanctions, mais « intègre aussi la responsabilité civile des services de l’Etat, dont ceux des travaux publics quand il s’agit d’un mauvais entretien des routes, par exemple, ainsi qu’une responsabilité plus accrue des auto-écoles, la mise en place d’un Conseil national pour la sécurité routière en remplacement du Conseil interministériel placé auprès du premier-ministre, etc. ».
Il a précisé à ce sujet que « c’est la première fois que le Code de la route intègre l’ensemble des paramètres intervenant dans la sécurité routière ».
S’agissant enfin de l’impact économique des accidents de la route, le responsable a rappelé qu’en l’absence de données plus récentes, les estimations publiées en 2022 par la Direction générale des finances faisaient état d’un coût évalué à 299 milliards de dinars.






