Le ministre de l’Hydraulique, Lounes Bouzegza, a supervisé, lundi depuis la wilaya de Tlemcen, le lancement des projets de raccordement en aval des stations de dessalement d’eau de mer en cours de réalisation à Aïn-Ajroud (commune de Marsa Ben M’hidi, wilaya de Tlemcen), à Sidi El-Adjjal (commune de Khadra, wilaya de Mostaganem) et à El-Marsa (wilaya de Chlef).
Dans une allocution prononcée lors du lancement de ces projets depuis le village de Salem (commune de Bab El-Assa), M. Bouzegza a expliqué que cette opération s’inscrit dans le cadre de la concrétisation des directives du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer la sécurité hydrique nationale, à garantir la durabilité de l’approvisionnement en eau potable et à diversifier les sources d’approvisionnement.
Il a ajouté que ces projets revêtent une importance stratégique, compte tenu de leur étendue géographique, qui dépasse 250 km, et de leur objectif consistant à répondre aux besoins de plus de 9 millions d’habitants à l’horizon 2050. Leur réalisation prévoit la mise en place de canalisations de transfert d’eau, de stations de pompage et de réservoirs, ainsi que de systèmes modernes de gestion, de télésurveillance et de protection cathodique, destinés à protéger les infrastructures contre la corrosion.
Ces équipements permettront de renforcer le contrôle des ouvrages hydrauliques, d’améliorer leur efficacité d’exploitation et de garantir leur durabilité à long terme.
Le ministre a indiqué que l’Algérienne des Eaux (ADE) assure la maîtrise d’ouvrage de ces projets dans le cadre de la gestion déléguée par le ministère de l’Hydraulique, avec la contribution d’entreprises nationales spécialisées, notamment le groupe Cosider et les entreprises du groupe GERHYD (Groupe d’études et de réalisations hydrauliques), ainsi que d’autres entreprises nationales.
Il a également souligné que ces projets constituent « une étape importante » dans le développement du système de dessalement de l’eau de mer, dans la mesure où ils ne se limitent pas à l’accroissement des capacités de production d’eau, mais visent à compléter la chaîne d’approvisionnement en reliant les infrastructures de production aux réseaux de transport, de stockage et de distribution.
« Cette démarche garantira l’acheminement de l’eau vers les zones de consommation et améliorera la continuité du service public », a-t-il souligné, selon le compte rendu de l’APS.
M. Bouzegza a rappelé que les efforts de l’Etat se poursuivent pour développer les infrastructures hydrauliques nationales, renforcer les capacités d’approvisionnement en eau potable et étendre l’utilisation des ressources en eau dessalée, afin de répondre aux besoins des citoyens et de soutenir le développement durable.
A noter que le projet de raccordement à distance de la station de dessalement d’eau de mer en cours de réalisation à Aïn-Ajroud, dans la commune de Marsa Ben M’hidi (Tlemcen), a bénéficié d’une enveloppe financière de plus de 66 milliards de dinars, destinée à renforcer le système d’alimentation en eau potable dans les wilayas de Tlemcen et de Sidi Bel-Abbès.
La première tranche comprend la réalisation de plus de 105 km de canalisations de transfert d’eau, de trois stations de pompage et de deux réservoirs d’une capacité globale de 75 000 mètres cubes. Selon les explications fournies, ce projet devra contribuer à améliorer l’alimentation en eau potable au profit d’environ 2,2 millions d’habitants à l’horizon 2050.
Concernant le projet de raccordement à distance de la station de dessalement d’eau de mer dans la wilaya de Mostaganem, le ministère de l’Hydraulique a alloué une enveloppe financière de plus de 55 milliards de dinars, destinée à approvisionner les wilayas de Mostaganem et de Relizane.
Sa réalisation prévoit la pose d’environ 110 km de canalisations, la construction de trois stations de pompage et de quatre réservoirs de stockage d’eau, permettant ainsi de renforcer l’alimentation en eau potable au profit de près de 2,9 millions d’habitants à l’horizon 2050.
Enfin, le projet de raccordement à distance de la station de dessalement de Chlef a bénéficié d’une enveloppe financière de plus de 97 milliards de dinars, destinée à approvisionner les wilayas de Chlef, Aïn Defla et Médéa.
Il prévoit la pose de plus de 233 km de canalisations de transfert d’eau, ainsi que la réalisation de quatre stations de pompage et de huit réservoirs.
Ce projet permettra d’étendre l’approvisionnement en eau dessalée aux régions intérieures et d’assurer l’alimentation en eau potable d’environ 4 millions d’habitants à l’horizon 2050, a-t-on souligné.







