Le ministre bangladais de l’Énergie, des Ressources minérales et de l’Électricité, Iqbal Hassan Mahmood, est arrivé ce lundi 19 octobre à Alger pour une visite de travail consacrée notamment au renforcement de la coopération énergétique entre l’Algérie et le Bangladesh.
Prévue sur deux jours, cette visite intervient alors que les deux pays discutent de la possibilité pour le Bangladesh d’importer du gaz naturel liquéfié (GNL) algérien. D’après des informations rapportées en septembre par la plateforme spécialisée Attaqa, Dacca envisage l’achat de dix cargaisons de GNL par an auprès de l’Algérie.
Le ministre bangladais a été accueilli à l’aéroport international d’Alger par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab. Il conduit une délégation comprenant des responsables de son département ainsi que des représentants d’entreprises opérant dans le secteur énergétique.
Selon le ministère des Hydrocarbures, la visite vise à renforcer la coopération entre les deux pays, notamment dans le domaine des hydrocarbures. Les discussions doivent porter sur les possibilités de partenariat, les investissements et le développement des échanges dans les secteurs pétrolier et gazier.
Vers un approvisionnement régulier en GNL ?
La question du GNL devrait occuper une place importante dans les échanges entre les deux délégations. Les premières discussions officielles sur un éventuel approvisionnement algérien du Bangladesh avaient eu lieu le 10 septembre dernier lors d’une réunion en visioconférence entre Mohamed Arkab et Iqbal Hassan Mahmood.
Le PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, l’ambassadeur du Bangladesh en Algérie, ainsi que des responsables de Petrobangla et de la Bangladesh Petroleum Corporation avaient également participé à cette rencontre.
Les deux parties avaient alors examiné plusieurs pistes de coopération, notamment entre Sonatrach et les entreprises bangladaises. L’approvisionnement en GNL, la coopération dans le GPL et le développement des infrastructures énergétiques figuraient également parmi les sujets abordés.
À ce stade, aucun accord définitif sur les volumes et les conditions commerciales n’a été annoncé. Les négociations doivent notamment prendre en compte les prix proposés, les coûts de transport maritime et les modalités de livraison.
Pour le Bangladesh, un approvisionnement auprès de l’Algérie pourrait contribuer à diversifier ses sources de gaz. Le pays cherche à sécuriser davantage ses importations de GNL dans un contexte marqué par des perturbations affectant certaines de ses sources d’approvisionnement.
L’Algérie cherche aussi de nouveaux débouchés
Pour Sonatrach, le marché bangladais représente une possibilité d’élargir la présence du GNL algérien en Asie. Les exportations algériennes restent en effet largement orientées vers l’Europe.
Au premier semestre 2026, l’Algérie a exporté environ 4,47 millions de tonnes de GNL, contre 4,78 millions de tonnes durant la même période de 2025, soit une baisse de 6,5 %.
Plus de 90 % des cargaisons expédiées au cours des six premiers mois de l’année ont été destinées à cinq pays européens. Les volumes envoyés vers les autres marchés ont représenté environ 440.000 tonnes.
Dans ce contexte, un éventuel contrat avec le Bangladesh pourrait offrir à l’Algérie un débouché supplémentaire en Asie. Sa conclusion dépend toutefois des conditions commerciales et logistiques qui seront retenues par les deux parties.







