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L’Algérie achète environ 600 000 tonnes de blé

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L’Algérie, à travers l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a acheté environ 600 000 tonnes de blé meunier (blé tendre) à l’issue d’un appel d’offres international clôturé mardi 13 octobre, selon des négociants européens cités par Reuters.

D’après ces mêmes sources, les achats ont dans un premier temps été annoncés à des prix situés entre 326 et 326,50 dollars la tonne, coût et fret (c&f) compris.

« Le volume initial de l’achat n’était pas encore connu avec certitude, mais la plupart des estimations du marché mardi soir s’élevaient à environ 600 000 tonnes », note Reuters, précisant que « ces informations reflètent les évaluations des négociants et d’autres estimations des prix et des volumes pourraient être disponibles ultérieurement. »

L’origine du blé acheté reste optionnelle. Les négociants estiment toutefois que les cargaisons pourraient notamment provenir de la région de la mer Baltique, avec en particulier du blé russe expédié depuis des ports baltes. Du blé roumain, bulgare et argentin pourrait également faire partie des sources d’approvisionnement.

Les livraisons sont prévues en deux périodes depuis les principales régions d’approvisionnement de l’Algérie, notamment en Europe. La première est fixée du 1er au 15 décembre et la seconde du 16 au 31 décembre. Pour les cargaisons provenant d’Amérique du Sud, d’Inde ou d’Australie, les expéditions doivent intervenir un mois plus tôt.

« L’appel d’offres s’est déroulé dans un contexte difficile pour les importateurs, les combats ayant pratiquement interrompu les exportations maritimes de blé russe et ukrainien bon marché depuis la mer Noire », relève Reuters, avant d’ajouter : « Mais le reflux des prix par rapport à leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs années atteints un mois plus tôt, en partie sous l’effet de la hausse des volumes d’exportations russes via les ports de la mer Baltique, a incité certains acheteurs à revenir sur le marché. »

« L’Algérie est depuis longtemps un client important pour le blé de l’Union européenne. Mais le blé français a été écarté au cours des deux dernières années, les négociants invoquant les tensions diplomatiques entre Alger et Paris », note la même source.

Reuters rappelle que, lors de son précédent appel d’offres pour l’importation de blé meunier, annoncé à la mi-septembre, l’OAIC avait acheté environ 500 000 tonnes à un prix compris entre 319 et 321 dollars la tonne, coût et fret (c&f) compris.

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