Le groupe saoudien Midad Energy prévoit de consacrer 3 milliards de dollars à la première phase de son projet gazier dans la wilaya d’Illizi, dans le sud-est de l’Algérie. Cette enveloppe représente une partie d’un investissement global estimé à 5,4 milliards de dollars.
Le projet concerne le développement de découvertes situées dans la partie est du périmètre d’Illizi. Le directeur des opérations de Midad Energy pour l’Afrique du Nord, Mourad Bellik, a indiqué que le groupe vise un début de production vers la fin de l’année 2028.
Intervenant en marge du North Africa and Mediterranean Energy & Hydrogen Exhibition and Conference (Napec 2026), organisé du 5 au 7 octobre à Oran, le responsable a précisé que le plan de développement du projet a déjà été transmis à l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft). Le lancement des travaux reste désormais conditionné à son approbation.
« Nous avions six mois après la date d’entrée en vigueur du contrat pour soumettre le plan de développement du gisement, ce qui est déjà fait », a indiqué M. Bellik à Asharq Business – Bloomberg.
Une production qui augmentera progressivement
Le contrat de partage de production conclu entre Midad et Sonatrach en octobre 2025 est entré en vigueur le 17 mars 2026. Il prévoit un investissement total de 5,4 milliards de dollars pour développer les ressources du périmètre concerné.
Selon les prévisions présentées par Midad, la production de gaz débutera à environ 8 millions de mètres cubes par jour. Elle devrait ensuite progresser jusqu’à 11,3 millions de mètres cubes par jour.
Une deuxième phase consacrée notamment au développement de la partie ouest du périmètre doit permettre, à terme, d’atteindre une capacité de production de 20 millions de mètres cubes par jour.
Le programme comprend notamment des opérations d’exploration, des travaux de sismique 2D et 3D ainsi que le forage de plusieurs puits. Des équipements destinés au traitement et à la compression du gaz devront également être installés.
Midad veut accélérer la réalisation
Pour respecter son calendrier, le groupe saoudien compte adopter une organisation permettant de réduire les délais de réalisation. Une partie des équipements doit être fabriquée à l’étranger avant d’être transportée en Algérie et installée sur le site du projet, situé dans la région d’In Amenas.
Midad prévoit de travailler avec Sonatrach ainsi qu’avec des entreprises de services algériennes et internationales. « Je dois souligner que notre partenaire ici est Sonatrach qui sera notre partenaire unique, en plus d’autres sociétés de services qui travailleront avec nous, qu’il s’agisse d’entreprises locales algériennes ou de sociétés de services internationales », a expliqué Mourad Bellik.
Le groupe saoudien considère par ailleurs ce projet comme une première étape dans le développement de ses activités en Algérie. Il envisage d’examiner d’autres opportunités dans le pays et dans la région, notamment dans l’exploration et la production d’hydrocarbures. « Pour l’instant, nous nous concentrons sur ce mégaprojet, mais nous cherchons à nous développer en Algérie ainsi que dans la région », a-t-il déclaré.
Midad Energy, qui intervient dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz ainsi que dans les investissements liés aux infrastructures énergétiques, dispose déjà d’activités dans plusieurs marchés internationaux. En Algérie, le projet d’Illizi constitue l’une de ses principales opérations dans l’amont pétrolier et gazier.







