Un programme destiné à améliorer la couverture des communications électroniques en Algérie prévoit l’installation de nouveaux équipements 4G sur 201 sites à travers le pays. Sa réalisation a été confiée à l’opérateur public Mobilis dans le cadre du service universel des communications électroniques.
Le projet est encadré par un arrêté ministériel du ministère de la Poste et des Télécommunications, publié au Journal officiel N°68. Le texte, signé le 4 août dernier par le ministre Sid Ali Zerrouki, approuve notamment le cahier des charges relatif à cette opération.
Selon l’arrêté, le « cahier des charges est approuvé ». La réalisation du projet est assurée par ATM Mobilis SPA et doit commencer « à compter de la date de notification de l’opérateur ».
Le texte porte sur l’« approbation du cahier des charges relatif à la fourniture du service universel des communications électroniques pour la couverture par un réseau public de télécommunications mobiles de deux cent un (201) sites, confiée à l’opérateur « ATM Mobilis S.P.A ». »
L’opération concerne principalement les zones où la couverture mobile reste limitée, notamment dans certaines régions faiblement peuplées et le long de plusieurs axes routiers. Les équipements doivent également contribuer à améliorer l’accès aux services de télécommunications et à faciliter les communications en situation d’urgence.
Le cahier des charges prévoit ainsi « l’acheminement des appels d’urgence », ainsi que l’accès aux services de communications électroniques, « notamment la téléphonie et l’internet mobiles ».
Plus de 27 milliards de dinars mobilisés
Le financement de cette opération sera pris en charge par l’Etat à travers le « fonds d’appui du service universel de la poste et du service universel des communications électroniques ».
L’enveloppe prévue dépasse 27,3 milliards de dinars (environ 204 millions de dollars) pour l’ensemble des 201 sites. Le coût varie toutefois d’un emplacement à l’autre en fonction des contraintes liées au terrain. Il se situe généralement entre 60 et 100 millions de dinars par site, tandis que certains projets peuvent atteindre 500 millions, voire dépasser 700 millions de dinars.
Les installations devront notamment comprendre de « l’équipement neuf » intégrant les « technologies les plus récentes ».
Sur le plan technique, le programme porte sur la mise en place d’un réseau public de télécommunications mobiles de quatrième génération. Les autorités souhaitent également garantir aux utilisateurs « la qualité, la disponibilité et la continuité du service ».
Le dispositif doit notamment permettre l’itinérance des données entre les différents opérateurs mobiles présents sur le marché national.
Des travaux prévus sur 18 à 24 mois
La durée des travaux dépendra de la configuration et des contraintes propres à chaque site. Le ministère de la Poste et des Télécommunications prévoit une période comprise entre 18 et 24 mois pour achever les différentes opérations.
La fin de l’ensemble du programme est ainsi prévue au plus tard à l’automne 2028. Des pénalités sont également prévues lorsque les délais contractuels ne sont pas respectés.
« Sauf cas de force majeure », le retard peut entraîner une pénalité pouvant atteindre 10% du financement attribué au site concerné. Des dispositions similaires sont prévues en cas « d’interruption du service » sur un ou plusieurs sites.
Après avoir été « mis en demeure », l’opérateur sera « tenu de rembourser l’intégralité des montants versés sur le fonds d’appui au service universel » si le service n’est pas rétabli dans les délais prévus.
Ce programme doit également contribuer au déploiement du système de « Cell Broadcast », destiné à renforcer les moyens d’alerte de la population.
Le ministère avait annoncé récemment que cet outil devait être mis en service « dans les plus brefs délais ». Il doit permettre de mettre en place un « système d’alerte précoce capable de transmettre des notifications urgentes aux citoyens des zones touchées », notamment en cas de « catastrophes et de risques majeurs ».







