Les cours du pétrole baissent fortement lundi, le marché attendant de nouvelles discussions diplomatiques sur la guerre au Moyen-Orient, avec notamment l’Assemblée générale de l’ONU cette semaine à New York.
Vers 15H05 GMT (17H05 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, perdait 3,35% à 100,39 dollars, après être tombé à 99,54 dollars. Le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en octobre, perdait 4,68% à 95,61 dollars.
Donald Trump a déclaré dimanche qu’il serait probablement ouvert à l’idée de rencontrer le dirigeant iranien, Massoud Pezeshkian à l’occasion du sommet annuel de l’ONU, selon des propos rapportés par un journaliste de Fox News.
L’Iran a de son côté annoncé dimanche avoir de nouveau transmis aux Etats-Unis ses conditions pour la réouverture du stratégique détroit d’Ormuz, au coeur de la guerre entre Téhéran et Washington, tout en se disant mieux préparé en cas de reprise des hostilités.
Le président chinois Xi Jinping est par ailleurs attendu pour une visite d’Etat aux Etats-Unis de mercredi à vendredi, où il devrait évoquer avec son homologue américain « la paix et le développement dans le monde », selon un porte-parole des Affaires étrangères chinoises.
La Chine est perçue par les investisseurs comme un acteur susceptible d’influencer les positions iraniennes et « le marché semble peut-être miser sur la diplomatie », estime Mark Bowman, analyste chez ADM Investor Services. « Il y a également des signes que, malgré tous les blocages, une quantité non négligeable de pétrole continue de sortir du Golfe », précise l’analyste.
La compagnie nationale saoudienne de pétrole, Aramco, « fait transiter davantage de pétrole par le détroit d’Ormuz et via des opérations de transbordement au large d’Oman, et s’emploie à rétablir environ la moitié de la capacité de l’oléoduc Est-Ouest », une infrastructure essentielle mise à l’arrêt récemment après des frappes de drones, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
En dépit de cette baisse des prix du brut, les inquiétudes sur les produits raffinés se poursuivent. « Les principaux produits pétroliers – les carburants issus du raffinage du pétrole brut, comme le diesel, le kérosène d’aviation et l’essence – subissent des pressions encore plus fortes » que le brut, rappelle l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans une newsletter publiée lundi.
En plus des perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient, la production de produits raffinés en Russie a été largement ciblée par les frappes de drones de l’Ukraine. « Un grand nombre de ses raffineries de diesel ont explosé et sont, au moins temporairement, hors service. Cette guerre ridicule et sans fin avec l’Ukraine doit être arrêtée », a déclaré Donald Trump dans un message publié sur sa plateforme Truth Social.
Aux États-Unis, le prix du diesel bat record sur record à la pompe, avec un nouveau plus haut lundi à 6,51 dollars le gallon (3,78 litres) en moyenne, selon l’Association automobile américaine (AAA).
AFP







