Le ministère de l’Éducation nationale a apporté, mercredi 16 septembre, des précisions sur les dispositions pédagogiques annoncées en juillet dernier, à quelques jours de la rentrée scolaire prévue le 21 septembre.
Dans un communiqué, le ministère a indiqué que seules les dispositions concernant l’enseignement primaire restent en vigueur, après leur approbation par le Conseil des ministres. Les autres mesures annoncées précédemment sont, pour leur part, suspendues dans l’attente d’un nouvel examen par le Conseil.
« Suite aux informations relayées par certains journaux et des sites sur les réseaux sociaux au sujet des dispositions pédagogiques adoptées par le ministère en juillet 2026, le ministère précise qu’à l’exception des dispositions relatives à l’enseignement primaire, qui ont été approuvées par le Conseil des ministres, toutes les autres dispositions ont été gelées en vertu de la décision du Conseil des ministres du 6 septembre 2026, dans l’attente de leur approbation ultérieure par le Conseil des ministres », précise le communiqué.
Le département de l’Éducation nationale rappelle également que les nouvelles mesures concernant le secteur devront désormais passer par le Conseil des ministres avant leur adoption. Il souligne que « toute disposition concernant le secteur de l’Education nationale ne sera adoptée qu’après son approbation par le Conseil des ministres ».
L’anglais remplace le français la troisième année primaire
Cette clarification concerne notamment la première langue étrangère enseignée dans le cycle primaire. La mesure portant sur l’enseignement de l’anglais à partir de la troisième année primaire, en remplacement du français, fait partie des dispositions relatives au primaire approuvées par le Conseil des ministres. Le français doit ainsi être introduit à partir de la quatrième année primaire à compter de la prochaine rentrée concernée.
Cette mesure avait été annoncée fin juillet, en même temps que plusieurs changements envisagés dans les programmes scolaires, notamment au niveau de l’enseignement secondaire et technique. Ces dernières dispositions ont depuis été gelées.
Le 6 septembre, lors d’une réunion du Conseil des ministres, le président de la République Abdelmadjid Tebboune avait rappelé que les réformes majeures concernant le secteur de l’éducation devaient être soumises à l’approbation du Conseil des ministres. Il avait également insisté sur la nécessité de préserver l’école des interférences idéologiques.
Le ministre de l’Éducation nationale avait ensuite demandé, le 9 septembre, aux directeurs de l’éducation de mettre en application les orientations présidentielles visant à « tenir l’école à l’écart de tout courant idéologique et de tout conflit politique stérile, afin que le débat au sein du secteur demeure purement pédagogique ».
Le lendemain, le ministère avait annoncé l’annulation de la note datée du 28 juillet 2026 portant notamment sur les volumes horaires et les coefficients de certaines matières de l’enseignement secondaire et technique.
La nouvelle précision publiée mercredi établit donc une distinction entre les mesures concernant le primaire, qui restent maintenues, et les autres dispositions pédagogiques annoncées en juillet, désormais gelées dans l’attente de leur éventuelle approbation par le Conseil des ministres.







